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Nawaz Sharif élu Premier ministre du Pakistan pour la troisième fois

Aussitôt réinvesti, il demande la fin des tirs de drones américains




Nawaz Sharif élu Premier ministre du Pakistan pour la troisième fois
Nawaz Sharif a été élu mercredi Premier ministre du Pakistan par l'Assemblée nationale, devenant le premier homme dans l'histoire du pays à accéder à ce poste pour la troisième fois. Sharif, 63 ans, doit prêter serment dans l'après-midi devant le président Asif Ali Zardari.
Porté au pouvoir par la large victoire de son parti de la Ligue musulmane (PML-N) aux élections générales du 11 mai dernier, il avait déjà été Premier ministre de 1990 à 1993 et de 1997 à 1999, lorsqu'il fut déposé par un coup d'Etat militaire du général Pervez Musharraf.
Mais la satisfaction de ce retour au goût de revanche et d'écrire l'Histoire devrait être de courte durée, car il sera confronté à d'énormes défis, notamment résoudre les graves problèmes énergétiques et sécuritaires qui maintiennent une partie des 180 millions de Pakistanais dans la pauvreté et l'instabilité.
M. Sharif devait juste après son élection faire un bref discours présentant les grandes lignes de sa politique devant l'Assemblée nationale, où la PML-N a remporté la majorité des 342 sièges aux élections de mai.
Ses premières orientations seront observés de près par l'Occident, notamment les Etats-Unis, premier bailleur de fonds du Pakistan.
Islamabad est depuis plus de dix ans un allié essentiel des Américains dans la "guerre contre le terrorisme" qu'ils mènent dans la région, notamment dans l'Afghanistan voisin. Mais les relations entre les deux pays sont difficiles, Washington accusant régulièrement Islamabad de jouer un double jeu avec les islamistes talibans, alors que le Pakistan dénonce souvent de son côté la brutalité, l'unilatéralisme et l'inefficacité de la stratégie américaine. Aussitôt réinvesti le nouveau Premier ministre pakistanais, Nawaz Sharif a réclamé mercredi la fin des tirs de drones américains lors de son premier discours devant l'Assemblée nationale qui venait de l'élire à la tête du gouvernement.
"Nous respectons la souveraineté des autre, et ils devraient aussi respecter la nôtre et notre indépendance. Cette campagne doit finir", a-t-il déclaré à propos des tirs de drones américains visant régulièrement les rebelles islamistes talibans et leurs alliés d'Al-Qaïda dans le nord-ouest du pays.

AFP
Jeudi 6 Juin 2013

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