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Naoufal Bouamri, membre du bureau national de la Jeunesse Ittihadie et participant au Festival : «L’action menée par la Chabiba démontre l’importance de la diplomatie parallèle»




Naoufal Bouamri, membre du bureau national de la Jeunesse Ittihadie et participant au Festival : «L’action menée par la Chabiba démontre l’importance de la diplomatie parallèle»
Naoufal Bouamri, membre du bureau national de la Jeunesse Ittihadie, nous dresse le bilan de
la participation
marocaine au 17ème Festival mondial
de la Jeunesse et des étudiants. Entretien.


Libé : Dans quel contexte la participation de la délégation marocaine au Festival a-t-elle eu lieu ?

Naoufal Bouamri : Il y a deux contextes majeurs : cette participation a eu lieu quelques jours après les événements meurtriers de Laâyoune. Ces événements ont confirmé la coalition malsaine algéro-espagnole contre le Maroc, et ce afin de le contrecarrer à travers la falsification des faits et des réalités, en affichant une fausse image qui suppose que le Maroc continue à violer les droits humains. Les évolutions des événements de Laâyoune ont démontré que l’Etat marocain a été clairvoyant lors des négociations avec les manifestants du camp Gdim Izik. Quand la décision du démantèlement du camp est prise, l’Etat marocain est intervenu sans qu’il y ait des violations des droits humains. Cela a été confirmé par les films vidéo enregistrés par des forces de l’ordre et des citoyens ordinaires.
La participation de la Chabiba Ittihadia à ce Festival a coïncidé avec le commencement des préparatifs du 8ème Congrès de la JUSFP. Cela pousse aujourd’hui le comité préparatoire à mettre la question de l’intégrité territoriale au centre des débats de ce congrès.

En tant que représentant de la délégation usfpéiste, quels sont les efforts fournis par cette organisation tout au long du Festival?

Cette participation a été marquée par la forte présence de l’ensemble des délégués ittihadis qui, toutes et tous, se distinguent par une formation politique et une bonne maîtrise des langues. Ils ont fait de cette formation un élément de base pour coordonner les actions avec l’ensemble des délégations internationales participantes et influer positivement sur plusieurs jeunes présents. Ainsi, nos jeunes ont démontré par des arguments solides comment les autorités ont mis fin au campement de Gdim Izik. Ce dernier allait dégénérer en une véritable catastrophe humaine au cas où les forces de l’ordre n’auraient pas agi à cause de la présence de bandes de criminels dans le camp.
Lors du Festival, nos jeunes Ittihadis ont débattu autour des dernières évolutions du conflit dans la région du Sahara marocain. Par ailleurs, ils ont donné aux participants les dernières informations liées aux luttes démocratiques menées par notre parti au Maroc d’aujourd’hui. Marquée par des rencontres ouvertes et directes avec des délégations arabes, de l’Amérique latine et de l’Europe de l’est, notamment la Russie, je pense que cette participation militante de la JUSFP a permis le changement au niveau des opinions formulées par plusieurs délégations. Ces dernières ont compris que le conflit du Sahara n’est pas du tout lié à une logique «expansionniste», mais la marocanité du Sahara puise ses principes de plusieurs réalités historiques et juridiques confirmant des liens entre le Maroc et ses régions du Sud.

La délégation marocaine a été expulsée du Festival. Que pensez-vous de cette décision prise par le comité d’organisation?

Il est important de souligner tout d’abord que depuis le premier jour du Festival, les membres de notre délégation ont ressenti qu’il y a une volonté de marginaliser les jeunes Marocains pour acculer ces derniers à prendre la décision de se retirer d’eux-mêmes du Festival. Or, nos jeunes ont continué à y participer activement et informer l’ensemble des participants de la justesse de notre cause nationale. Ainsi, les organisateurs ont commencé à chercher «la petite bête» pour expulser le Maroc. Alors, cette décision a été prise depuis le début du Festival. Il faut rappeler, en outre, les faits qui illustrent cela. Notre délégation a été interdite de participer à la cérémonie d’ouverture. Cette dernière a connu une intervention négative et discriminatoire de la part du président de la Fédération internationale des jeunes et des étudiants, instance organisatrice du Festival. Il a osé dire que le Maroc est un régime du «nouvel apartheid». Notre délégation a mené une campagne de protestation contre ces propos mensongers, portant atteinte à la dignité de tous les Marocains et à la nouvelle réalité politique de notre pays. Notre protestation a fait une grande pression sur ce président qui a influé sur le vote en faisant de son mieux pour l’expulsion du Maroc.
Signalons aussi que les membres du Polisario, soutenus  par les séparatistes catalans espagnols, ont agressé la délégation marocaine. Par ailleurs, ces mêmes éléments ont tenté de perturber par tous les moyens l’atelier du Maroc sur le projet d’autonomie du Sahara. Un atelier qui a connu une large participation des délégations présentes. Elles ont pu avoir des éclaircissements sur notre cause et la légitimité de la proposition marocaine. Les Espagnols ont été plus discriminatoires et ont fait preuve d’une haine sans pareille quand ils ont brandi un drapeau assimilant le Maroc à Israël. Face à cette provocation, les Marocains ne sont pas restés les mains croisées, au contraire, ils ont répondu patriotiquement à ces harcèlements.

Quel rôle aujourd’hui pour la diplomatie parallèle?

L’action menée aujourd’hui par la délégation marocaine en général, et la Chabiba Ittihadie en particulier, démontre la nécessité et l’importance de la diplomatie parallèle. Ainsi, les partis politiques, leurs organisations parallèles et la société civile sont tous appelés à faire valoir la transition démocratique que connaît le Maroc aujourd’hui. Ils sont appelés également à médiatiser le projet d’autonomie du Sahara qui est considéré, comme une approche de «disposer de soi», puisqu’il donne droit aux citoyens sahraouis de gérer la chose publique.
J’aimerais signaler enfin que la Chabiba Ittihadia devrait revoir sa relation avec la Fédération internationale des jeunes démocrates et de militer en son sein pour la réformer. Cette organisation a changé de stratégie et s’est transformée en outil de propagande pour certains partis politiques. Ainsi, nous devrions être présents au sein du prochain Congrès de cette organisation prévu pour octobre prochain, afin d’avoir une grande représentativité dans ses organes en compagnie des membres qui soutiennent notre cause nationale.

Propos recueillis par Montassir SAKHI
Samedi 25 Décembre 2010

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