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Najat Aâtabou: «On devrait accorder un peu plus de considération et de respect à l’artiste marocain»




 Najat Aâtabou: «On devrait accorder un peu plus de considération et de respect à l’artiste marocain»
La situation de la femme marocaine est meilleure qu’il y a 30 ans, estime la chanteuse Najat Aâtabou. La voix de l’Atlas, désormais décidée à défendre la cause des hommes, après s’être longtemps intéressée à la condition de la femme, rêve de voir son histoire à l’écran.  L’artiste évoque aussi le décès du parolier Mustapha Baghdad dont elle dit garder d’excellents souvenirs. Entretien.

Libé : La scène marocaine a perdu dernièrement un grand parolier en la personne de Mustapha Baghdad. Quels souvenirs gardez-vous de lui ?
Najat Aâtabou : Mustapha Baghdad fut et restera mon meilleur ami. C’était quelqu’un de bien, qui aimait son pays et faisait tout son possible pour aider les artistes. Je l’aimais beaucoup. Il fut le premier à écrire sur moi, il y a très longtemps. Il restera dans mon cœur et dans celui de tous. On ne l’oubliera jamais.
Vos débuts dans la chanson n’ont pas été faciles avec vos proches. Comment avez-vous pu surmonter cette étape de votre vie?
Effectivement, cela n’a pas été facile pour moi de m’investir dans la musique alors que les miens s’opposaient à l’idée même que je devienne chanteuse. Fort heureusement que tout s’est débloqué par la suite. Mais il aura fallu tout de même beaucoup de patience pour en arriver là. Il faut dire que j’étais loin des miens pendant trois ans. Maintenant tout va bien et j’en suis vraiment soulagée.
Vous avez marqué les esprits et la scène à vos débuts avec le titre «J’en ai marre». Au jour d’aujourd’hui, de quoi avez-vous encore marre ?
(Rire). J’en ai ras-le bol de beaucoup de choses, notamment de la manière dont on traite aujourd’hui l’artiste marocain. Je pense qu’on devrait lui accorder un peu plus de considération et surtout de respect. Et cela s’adresse aussi aux opérateurs culturels.
Vous vous êtes longtemps intéressée à la cause féminine. Avez-vous le sentiment que les choses ont avancé ?
S’agissant de la femme marocaine, je pense que les choses ont vraiment avancé. Je dirais même un peu plus que je ne l’avais espéré. Ce qui ne peut que me réjouir quand bien même on devrait rester vigilant.
Puisque tout semble aller pour le mieux, quel serait aujourd’hui la cause qui vous tient à cœur ?
Cela peut surprendre d’aucuns. Mais je pense désormais défendre la cause masculine. Les femmes ayant obtenu l’essentiel, je pense maintenant me consacrer aux hommes. Eux aussi ont besoin qu’on les défende.
Comment parvient-on à rester au top après 30 ans de scène ? Existe-t-il une recette magique?
Il n’y pas de recette magique à proprement dit. Ce qui est certain, c’est que je n’aime pas passer tout le temps dans les médias notamment à la télévision. Je pense qu’il faut, de temps à temps, savoir se faire  discret et surprendre les spectateurs. Je suis une artiste qui avance lentement mais sûrement.
Vous êtes sur scène depuis 30 ans et vous comptez plus de 400 titres. Qu’est-ce qui vous ferait le plus plaisir aujourd’hui? Avez-vous un rêve auquel vous tenez ?
Mon rêve le plus cher, c’est de pouvoir faire un film sur ma vie, mon histoire. J’aimerais vraiment que ma vie soit racontée en film et que le grand public découvre ma vie personnelle et artistique. Evidemment, je ne serais pas l’actrice de mon propre rôle. Il y a bien des comédiennes de talent pour cela, elles sauront très bien interpréter mon personnage.
Pour tout vous dire, c’est le rêve auquel je tiens le plus et j’espère qu’il va se concrétiser un jour.
Vous avez joué au Festival Jawhara devant un public nombreux. Quel commentaire vous inspire cette manifestation?
Je suis très contente d’avoir été invitée à ce Festival qui, bien qu’étant encore à ses débuts, m’a paru bien organisé. Je suis donc fière d’avoir  participé à ce grand rendez-vous et j’espère que de nouveaux festivals aussi intéressants que celui-ci verront prochainement le jour dans d’autres villes du Maroc.
J’espère avoir comblé de bonheur le public jdidi et qu’il était satisfait de ma prestation tout comme de mes nouveaux titres que j’ai interprétés ce soir-là.
Vous qui êtes une habituée des scènes, quels conseils donneriez-vous aux jeunes artistes marocains issus des émissions de télévision ?
A mon avis, les artistes issus de ces émissions doivent passer directement à la scène une fois l’aventure du petit écran passée. C’est important, parce que ce n’est qu’en jouant en live et en face du grand public qu’ils sauront s’ils ont réellement du talent pour réussir dans ce domaine.
Des projets en vue ?
Pour le moment, nous nous préparons pour une tournée aux Etats-Unis, au Canada et dans plusieurs pays d’Europe. En plus de ces tournées, je prépare un nouvel album dont vous aurez les nouvelles très bientôt.


PROPOS RECUEILLIS PARALAIN BOUITHY
Lundi 16 Juillet 2012

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