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Nabil Ayouch: Avec «Much Loved», j'ai franchi une étape supplémentaire dans le naturalisme


Le dernier film du cinéaste marocain est sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs, section parallèle du Festival de Cannes



Nabil Ayouch: Avec «Much Loved», j'ai franchi  une étape supplémentaire dans le naturalisme
Avec son nouveau film "Much Loved" (Trop aimées), qui sera projeté le 19 mai courant en première mondiale à Cannes dans le cadre de La Quinzaine des réalisateurs, le cinéaste marocain Nabil Ayouch dit avoir franchi une étape supplémentaire dans le naturalisme, très présent dans son œuvre cinématographique qui aborde de manière à la fois originale et audacieuse des aspects problématiques que connaît la société.
«Je crois qu'avec Much Loved, j'ai franchi une étape supplémentaire dans le naturalisme, cette capacité de capter la vérité le plus possible, là où elle se trouve», a-t-il confié à la MAP, en prévision de sa participation à cette section parallèle du Festival international du cinéma de Cannes (13-24 mai), qui vise à faire découvrir les œuvres de jeunes auteurs et à saluer le travail de réalisateurs reconnus.
Ayouch revient sur la Croisette trois ans après y avoir présenté en compétition officielle (section Un Certain regard) son long métrage à succès Les Chevaux de Dieu, récompensé alors du prix François Chalais.
Il admet qu'il s'était «évidemment déjà approché et nourri de cette vérité» avec «Ali Zaoua» et «Les Chevaux de Dieu», puisqu'il y a une proximité entre les deux films, il ne faut pas le nier». «Là j'ai vraiment décidé d'aller encore plus loin dans le langage cinématographique, et de me rapprocher encore plus de ce naturalisme et ce réalisme» en racontant le vécu de femmes dans une situation difficile, relève le réalisateur, très ému et surtout heureux de voir son travail apprécié par un grand Festival comme Cannes, «la plus belle exposition dont on puisse rêver pour un film», dit-il.
Dans "Much Loved", Nabil Ayouch dresse, à travers une chronique, le portait de quatre femmes qui vivent à Marrakech et qui sont fragilisées par leur situation sociale. «Elles portent sur leurs épaules la responsabilité d'une famille mais aussi et surtout, malheureusement, le regard d'une société qui les jugent, qui les condamnent sans essayer de savoir comment ni pourquoi elles en sont arrivées là», explique le cinéaste.

Libé
Samedi 2 Mai 2015

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