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Mustapha Salma dénonce le mutisme des médias et des ONG espagnols

Il exhorte les consciences vives à soutenir son droit de jouir de la pleine liberté de déplacement




Mustapha Salma dénonce le mutisme des médias et des ONG espagnols
Le militant sahraoui Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, qui mène depuis neuf jours une grève de la faim devant la représentation du HCR à Nouakchott, en Mauritanie, a dénoncé mardi le mutisme observé par les médias et la société civile espagnols sur la situation qu'il endure depuis plus de deux ans, formant le vœu que ce silence ne sera pas vu comme un message de soutien au «régime totalitaire» en place dans les camps de Tindouf, en territoire algérien.
 « Je souhaite que le silence de la société civile et de la presse espagnole sur ma déportation ainsi que sur mon droit d'expression, ne soit pas considéré comme un message selon lequel les médias et la société civile espagnols se rangent du côté d'un régime totalitaire qui interdit la constitution d'associations et la liberté d'expression et qui réprime tous ceux qui manifestent une position contraire à sa thèse», a affirmé dans une déclaration transmise à Map-Madrid, Mustapha Salma, déporté depuis plus de deux ans des camps de Tindouf en Algérie vers la Mauritanie, et qui observe actuellement une grève de la faim ouverte devant la représentation du Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) à Nouakchott et ce, jusqu'au règlement de sa situation.
 Mustapha Salma, qui avait publiquement manifesté son adhésion au plan d'autonomie ainsi que sa détermination à retourner dans les camps de Tindouf pour convaincre les Sahraouis de la pertinence de cette proposition, a été incarcéré et torturé par les autorités algériennes et le Polisario avant d'être refoulé vers la Mauritanie. Ce refoulement a suscité l'indignation de l'ensemble de la Communauté internationale.
 Le militant sahraoui avait affirmé avoir pris la décision d'observer une grève de la faim après avoir épuisé tous les voies et recours juridiques avec les parties concernées par le règlement de sa situation, tant au niveau des instances du HCR qu'à celui des autorités mauritaniennes depuis son entrée en territoire mauritanien le 30 novembre 2010.
 Il avait déploré à cet égard n'avoir reçu aucune réponse positive concernant son droit et celui de sa famille à se réunir dans des conditions normales et aussi son droit à obtenir un passeport.
 Cette décision, explique-t-il, vise ainsi à interpeller le HCR sur ses engagements à «trouver une solution permettant mes retrouvailles avec ma famille dont j'étais forcé à me séparer depuis plus deux ans et demi, après l'interdiction qui m'a été faite de retourner auprès des mes enfants dans les camps des réfugiés sahraouis, en territoire algérien, et ma déportation en Mauritanie».
 Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud a fait assumer la responsabilité des «conséquences négatives qui découleraient de sa situation» aux parties concernées qui l'ont contraint à prendre cette décision en raison «de leurs tergiversations dans la recherche d'une solution et leur indifférence à l'égard de la condition inhumaine que je subis ainsi que ma famille».
 Dans ce sens, il avait exhorté les consciences vives dans le monde à soutenir son droit à se réunir avec sa famille et celui de jouir de la pleine liberté de déplacement.
 Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud a été enlevé le 21 septembre 2010 par les milices du polisario à son arrivée au point de passage frontalier conduisant aux camps de Tindouf, depuis le territoire mauritanien, alors qu'il comptait rejoindre sa famille. Il a été détenu dans un lieu secret pour avoir exprimé lors de sa visite au Maroc son opinion favorable au projet d'autonomie proposé par le Royaume, en tant que solution crédible et sérieuse pour parvenir à un règlement définitif du conflit artificiel autour du Sahara, rappelle-t-on.
 Ould Sidi Mouloud, qui occupait le poste d'«inspecteur général de la police du polisario», a été libéré fin 2010 et remis à la représentation du HCR en Mauritanie, à l'issue d'une large campagne internationale en faveur de sa libération.

Libé
Vendredi 31 Mai 2013

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