Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Musée municipal du patrimoine amazigh : Abdallah Aourik expose ses récentes œuvres à Agadir




Musée municipal du patrimoine amazigh : Abdallah Aourik expose ses récentes œuvres à Agadir
Abdallah Aourik expose ses dernières œuvres du 1er au 15 juillet 2010 au Musée municipal du patrimoine amazigh d’Agadir. Artiste engagé pour la défense et la préservation des valeurs humaines et culturelles de son environnement amazigh, Aourik rend hommage, à travers cette exposition, aux pionniers des arts populaires et de la littérature amazighs : Haj Belaïd, Mohamed Khaïr-Eddine, Ahwach, Guédra, Ganga, Rwaïs et Fantasia.
C’est la 51ème exposition individuelle au Maroc et dans le monde d’Aourik depuis 1967. Mais celle-ci est dédiée à l’expressionnisme figuratif du mouvement du corps à travers sculptures, peintures et dessins. Pour Abdallah Aourik, l’expressionnisme figuratif du mouvement du corps est une philosophie d’expression à travers le langage artistique, littéraire,  musical ou théâtral. Retour sur le parcours, hors du commun, de ce grand artiste voyageur polyglotte.
Né en 1946 à Agadir, Abdallah Aourik entre à l’école primaire de son quartier, le Talborjt, dirigée par  M. Simon. Il était dans la classe de Mme Travers. Ces deux enseignants l’ont d’ailleurs fortement marqué. Il parle toujours de son institutrice et de son directeur en termes élogieux et  avec beaucoup de respect et d’admiration, des  valeurs humaines qui ont malheureusement disparu de notre enseignement de nos jours.
Rescapé du séisme du 29 février 1960, il quitte le Maroc à l’âge de 14 ans avec un groupe d’enfants de son âge pour la Belgique où il est accueilli dans une famille belge de la région liégeoise. Il fait ses études secondaires en Belgique avant d’entrer à l’université de Cambridge en Angleterre où il étudie l’histoire de l’art et l’astrophysique de 1964 à 1967. Ensuite, il entre à l’université d’Umea en Suède en 1967 où il suit des cours de sociologie et d’anthropologie. Puis il étudie la sculpture et le dessin d’art moderne contemporain à l’Ecole des Beaux-Arts de Berlin-Ouest en Allemagne pendant trois ans (1968-70). Après l’Allemagne, et toujours assoiffé de connaissances de l’art, Abdallah Aourik s’inscrit à l’académie des Beaux-Arts de Rome en Italie où il approfondit ses connaissances en art classique gréco-romain.
Sculpteur de formation, peintre et dessinateur de paysages et de portraits, Aourik n’a pratiquement jamais cessé de peindre même pendant ses nombreux  voyages à travers le monde.
Avec la vente de ses œuvres d’art, ce soixante-huitard a réussi à financer ses voyages à travers 104 pays où il a exposé de nombreux tableaux, notamment en Afghanistan, Pakistan, Inde et Népal. A Katmandou, il fait des recherches sur la sculpture bouddhiste de l’Himalaya et entre autres la tibétaine.
Après l’Himalaya, il reprend ses pérégrinations vers l’Ouest à pieds, de Katmandou au Népal à Agadir au Maroc en passant par l’Iran, la Jordanie, la Syrie, la Turquie, la Grèce, la Yougoslavie, l’Italie et l’Espagne. Il marchera pendant 11 mois tout en essayant d’en savoir plus sur l’art et la couleur des pays traversés.
Dès son retour dans sa ville natale en 1974, il recommence à sculpter sur pierre, argile et plâtre. D’ailleurs, il est le pionnier des sculpteurs figuratifs dans le Sud marocain.
Entre 1975 et 1980, il réalise une vingtaine de sculptures, et peint un grand tableau sur le Sahara marocain en 1975 qu’il expose à l’occasion de la première célébration de la Fête du Trône  dans les provinces sahariennes en 1977.
En 1980, Abdallah Aourik expose une vingtaine de sculptures de corps humains que les Gadiris découvrent pour la première fois. Malheureusement, certains pseudo-moralistes fanatiques lui ont détruit ses sculptures figuratives prétendant que c’étaient des idolâtries alors que pour l’artiste, ces œuvres ne sont autres qu’un hommage à l’humain, à son bien-être physique, culturel, intellectuel et spirituel. C’est ce qu’il avait déjà confirmé lors de sa première exposition à Agadir en 1972 en disant :«L’art figuratif est une littérature concrète dont l’image raconte une histoire. L’image qui ne raconte rien est une image sans histoire, et un artiste sans identité culturelle, sans histoire et sans culture est un artiste sans âme».
Découragé, il abandonne temporairement la sculpture pour un voyage d’exploration de cinq ans aux Etats-Unis. Il est d’ailleurs le premier artiste et explorateur culturel à avoir peint chacun des 50 Etats des USA où il a réalisé plus de 850 tableaux durant son séjour. Il expose 100 tableaux à Hawaï où il se voit décerner la médaille d’or.
Il expose de nouvelles sculptures en 1996 à Agadir en mémoire du tremblement de terre du 29 février 1960 et en hommage aux deux poètes qui ont vécu à Agadir :T.S.Elliot, Prix Nobel de Littérature en 1948 qui se trouvait à Agadir la nuit où elle fut détruite par un séisme et Mohamed Khaïr-Eddine qui a vécu le début de la reconstruction de la ville et y écrit un livre célèbre qu’il a d’ailleurs intitulé : ‘’Agadir’’.
En 1999, il expose de nouvelles sculptures et 200 tableaux pour commémorer le siècle d’Agadir (1900-1999) et l’avènement du IIIème millénaire.
Abdallah Aourik est également journaliste fondateur du périodique «Agadir O’flla», dédié à la recherche sur les Beaux-Arts, les Belles Lettres et l’Histoire, dont il est l’éditeur et qu’il finance par la vente de ses tableaux.

Expositions de l’artiste

Abdallah Aourik a déjà à son actif :Turku Abo-Finlande (1967), Berlin-Allemagne (1969), Rome-Italie (1970), Agadir-Maroc (1972, 1974, 1975, 1976, 1978, 1980, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993, 1996, 1999 , 2005, 2008 (2fois), 2009, 2010) Kaboul-Afghanistan (1972), New-Delhi-Inde (1972), Katmandou-Népal (1973), Laâyoune, Maroc (1977), Kragéro-Norvège (1980), Reykjavik-Islande (1980), Îles Féroé-Danemark (1980), Nouvelle-Orléans, Louisianne-Usa (1982), Seward-Alaska-USA (1982), Santa Cruz, Californie-USA (1985), San Diego, Californie-USA (1985), Hilo Hawaï-USA (1986), Zurich-Suisse (1993), Imsouane-Maroc (1994), Safi-Maroc (1995), Sidi-Ifini-Maroc (1995), Aït Melloul-Maroc (1997), Tafira Canaries-Espagne (1997), Lyon-France (1999), Casablanca-Maroc (2002), Essaouira-Maroc (2002), Arad-Roumaine (2003), Tamri-Maroc (2006), Rabat-Maroc (2007), Los Angeles-USA (2009), Paso Robles, Ca.-USA (2009), Entrevaux, Provence-France (2009), Montreuil, Paris-France (2009) Clichy, Paris-France (2009).

M’BARK CHBANI
Lundi 5 Juillet 2010

Lu 670 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs