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Moussem de Chaâbane des traditions gnaouies à Essaouira : Promouvoir la culture gnaouie




La valorisation du patrimoine et de la culture gnaouie a franchi dernièrement une nouvelle étape avec l’organisation à Essaouira du Moussem de Chaâbane des traditions gnaouies. Un de ces magnifiques rendez-vous dont la cité connaît seule le secret et qui proposait- aux amateurs d’une culturelle venue des entrailles d’un passé lointain et rendue célèbre par ses premiers représentants, les maîtres gnaouis- d’explorer cet immense patrimoine. Qui fait la fierté du Maroc et suscite la curiosité aussi bien des médias internationaux, artistes de renom et chercheurs que des curieux et globe-trotters en quête d’authenticité.
Si cet événement est célébré dans une ambiance festive, à travers chants et rythmes endiablés puisés du riche répertoire de cette culture ancienne, il reste néanmoins vrai qu’il n’est pas dénoué d’objectifs. Organisée à l’initiative d’un collectif de maâlems gnaoua de la capitale des alizés avec l’appui de l’Association Yerma Gnaoua, cette manifestation vise en premier à perpétuer une tradition ancestrale typique de la ville d’Essaouira. Il est tout simplement question de valoriser le patrimoine et la culture gnaouie. Dont on a un certain moment craint qu’ils tombent dans l’oubli. Ou, pire, qu’ils se pervertiraient pour des fins commerciales. Il n’en est pas été fort heureusement le cas. Et c’est tant mieux pour les habitants et les nombreux visiteurs qui affluent pour apprécier le côté festif de cette culture.
Le Moussem de Chaâbane des traditions gnaouies a réuni cette année plusieurs maâlems Gnaoua venus confirmer leur attachement à cette culture et, par la même occasion, créer de l’ambiance parmi le public qui pouvait alors apprécier les différentes prestations qui lui ont été présentées. Ont participé à ces retrouvailles de promotion, les maâlems Gnaoua Mahmoud Guinea, Abdeslam Alikane, Omar El Hayat, Allal Soudani, Moukhtar Guinea, Saïd El Bourki, Abdellah Guinea, Sadik El Arch, Abdellah Ahraz, Abdelaziz Soudani et Abdellah Guinea. S’étaient jointes à ces illustres artistes des troupes des confréries Hamadcha et Issaoua.
C’est ainsi que la ville d’Essaouira a vibré aux rythmes de ces piliers de la tradition ganouie mais aussi leurs frères, de la jeune génération, ainsi que les mqadmate gnaoua dont on se saurait ignorer leur rôle dans la perpétuation de ce patrimoine.
Il est intéressant de noter que la dernière édition de ce Moussem à être organisé à Essaouira remontait à 23 ans. Autant dire que la célébration de ces festivités dans la capitale des Alizés avait un parfum particulier d’autant que depuis toutes ces années, c’est bien cette cité qui a le mieux incarné l’art du patrimoine gnanoui à l’échelle nationale et internationale. Et c’est tout en son honneur s’il a été décidé que la précédente édition aura lieu dans la même ville. Un choix qui s’impose.

ALAIN BOUITHY
Jeudi 17 Septembre 2009

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