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Morsi renvoyé en justice pour un troisième procès

Il comparaîtra avec des membres du Hamas palestinien et du Hezbollah libanais




Morsi renvoyé en justice pour un troisième procès
Mohamed Morsi, le président égyptien destitué cet été par l'armée, a été renvoyé en justice samedi pour un troisième procès, qui porte entre autres sur des accusations de meurtres de policiers.
Mohamed Morsi comparaîtra dans cette affaire avec 129 co-accusés, dont des membres du Hamas palestinien et du Hezbollah libanais, alors que le parquet a déjà ordonné en début de semaine que l'ancien président soit jugé pour conspiration avec des organisations étrangères en vue de mener une campagne de terreur en Egypte. 
Les Frères musulmans, dont est issu Mohamed Morsi, ont rejeté jeudi ces accusations de terrorisme, pour lesquelles l'ancien chef d'Etat et 35 autres hauts responsables également accusés pourraient encourir la peine de mort, et les ont jugés "risibles".
Renversé par l'armée le 3 juillet dernier, Mohamed Morsi est par ailleurs déjà en procès pour incitation à la violence lors de manifestations tenues aux abords du palais présidentiel voici un an, alors qu'il était encore en fonctions.
Les accusations de meurtres, à l'origine du troisième procès, sont liées à une évasion massive de prison lors du soulèvement de janvier-février 2011 contre le président Hosni Moubarak.
Dans un communiqué de trois pages, le juge d'instruction Hassan al Samir décrit cette évasion comme "le crime terroriste le plus dangereux que le pays ait connu".
Selon le magistrat, les Frères musulmans ont élaboré de longue date un "plan terroriste", aux côtés du Hamas et du Hezbollah. Dans les milieux judiciaires, on précise que 68 coaccusés appartiennent au mouvement palestinien.
Mohamed Morsi et les autres accusés, parmi lesquels Mohamed Badie, guide suprême des Frères musulmans, sont accusés de meurtres et d'enlèvements de policiers, d'assauts contre des locaux des forces de l'ordre, et d'avoir fomenté l'évasion.
Mohamed Morsi était l'un de ceux qui se sont échappés de la prison fin janvier 2011, quelques jours après le début du soulèvement de 18 jours qui allait mener au renversement de Hosni Moubarak. À l'époque, Mohammed Morsi, interrogé par la chaîne Al Djazira, avait démenti avoir mené une évasion. Selon lui, des "habitants" avaient ouvert les portes de la prison.
Les Frères, d'autres groupes extrémistes et plus de 800 activistes en provenance de Gaza sont soupçonnés de s'en être pris aux forces de l'ordre puis d'avoir attaqué trois prisons pour libérer leurs camarades, peu après le début des manifestations contre Hosni Moubarak.
D'après le juge d'instruction, au moins 50 policiers et prisonniers ont été tués et au moins 20.000 détenus se sont évadés. 

Reuters
Lundi 23 Décembre 2013

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