Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Monsif Jilali, du reggae à la fusion world music


Sortie d’un nouvel opus



Monsif Jilali, du reggae à la fusion world music
Pour renouer avec ses fans, Monsif  Jilali revient avec un autre album intitulé « Lhadi ». Celui-ci regroupe 11 titres.
Monsif est né au Maroc dans un environnement métissé qui va très tôt déterminer sa sensibilité d’artiste. Enfant, il découvre la musique gnawa, un mélange de rythmes d’Afrique noire et du Maghreb. C’est pendant son adolescence qu’il prendra un virage reggae.
La musique jamaïcaine à travers ses maîtres (Bob Marley, Burning Spear entre autres) ainsi que sa variante afro menée par Alpha Bondy, seront peu à peu pour lui des sources d’inspiration.
Une passion toujours intacte, le temps de décrocher un Deug en physique et chimie à l’Université Mohammed V à Rabat avant d’obtenir un Dut génie thermique énergie à Longwy (France). Il occupe ensuite un poste de chargé d’affaires dans une entreprise de climatisation à Nancy, tout en continuant  à cultiver son penchant pour la musique. 
A la fin des années 90, il franchit un pas décisif en créant un groupe de reggae et donne ses premiers concerts.
Le succès est là mais, très vite, il choisit  de se lancer dans une carrière solo pour sortir  en 1999 son album  Baraka (distribué en Afrique de l’Ouest par Alpha Blondy).
C’est le début des prestations qui consacrent une popularité sans cesse grandissante pour le Nancéien. Alpha Blondy l’invite sur la scène du NJP en octobre 2000 avant une série impressionnante de concerts dont un mémorable au New Morning devant un public nombreux et conquis. Dans la foulée, il sort un nouvel album, « Exode », une savoureuse mixture concoctée dans les studios Airwa à Londres avec Mad Professor, l’une des figures incontestables de la dub.
Avec « Lhadi », son nouvel opus, Monsif dévoile un autre personnage, un autre style, voire une autre nature. Il est totalement immergé dans la culture reggae et a manifesté ses envies sporadiques de mélanger le skank de la Jamaïque avec le gembri des gnawa, mais cela n’avait jamais été au-delà de quelques tentatives isolées. Aujourd’hui, Monsif, après quelques années de maturation, signe un album métissé à souhait mais résolument  tourné vers les rives de son pays. Il rend hommage à ses racines et aux cultures qui l’ont bercé sans jamais se départir d’une générosité  et d’une ouverture qui ne sont plus à prouver. S’il fallait encore des évidences, il suffira simplement de s’attarder sur les chansons qui émaillent cet album comme autant  « de plages » et de promesses de voyage. Qu’il regarde au large ou à l’intérieur des terres - de  « ses » terres-.
Monsif nous invite à découvrir son appréhension du monde tour à tour  nostalgique, revendicatrice et  mélancolique, sinon définitivement dansante et assurément réjouissante.

Libé
Mercredi 23 Janvier 2013

Lu 1247 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs