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Moins d’une année après son investiture : Le chef du gouvernement et quatre ministres traînés en justice




Moins d’une année après son investiture : Le chef du gouvernement et quatre ministres traînés en justice
Pour une première, c’en est une. Jamais dans l’histoire du Maroc, un si grand nombre de ministres ne s’est trouvé traîné en justice. Tel est le cas pour le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, les ministres de l’Intérieur, Mhand Laenser, de la Justice, Mustapha Ramid, de l’Education nationale, Mohamed El Ouafa, ainsi que Nizar Baraka, ministre de l’Economie et des Finances.
Une plainte a été déposée le 16 octobre par  l’Union nationale des professions libérales (UNPL) auprès de la Cour de cassation  contre le chef du gouvernement, et ce «pour son refus d’entretenir un dialogue avec les représentants des professions libérales, afin de parvenir à une solution qui leur assurera le droit à la couverture médicale et à l’assurance sociale, surtout que la nouvelle Constitution a insisté sur le droit des professions libérales à une couverture médicale», selon une source de l’Union.
La requête introductive a été déposée suite au refus du chef du gouvernement de répondre  aux demandes de réunion avec l’UNPL dans l’échéance légale de 60 jours, ce que les dispositions pertinentes du droit administratif assimilent à un refus.
Par ailleurs, s’il y a un secteur qui enregistre le plus de grèves et autres mouvements de protestation, c’est celui de la Justice. Mutapha Ramid, pour ne pas le nommer, a réussi, en très peu de temps, à faire l’unanimité contre lui.  Elus de la Chambre des conseillers, notaires, magistrats, greffiers  et ONG des droits de l’Homme… ont condamné la manière dont il gère le département de la Justice et des Libertés et le peu de cas qu’il fait des revendications qui lui sont adressées. Il aura réussi à avorter toute tentative de dialogue pour infliger à son département un blocage pour le moins dangereux.
Vu l’acharnement du gouvernement, enregistré ces derniers temps, contre toutes les formes de protestation et particulièrement à la suite de l’intervention musclée des forces de l’ordre contre le personnel  de la justice qui protestait à Ifrane contre la décision anticonstitutionnelle  de Mustapha Ramid d’effectuer des prélèvements sur les salaires des fonctionnaires grévistes, le Syndicat démocratique de la justice (SDJ) a décidé de porter plainte contre les ministres de la Justice et de l’Intérieur qui  « donnent leur aval » aux forces de l‘ordre de disperser  toute manifestation même pacifique par la force, avait indiqué un communiqué dudit syndicat.
D’autre part, le tonitruant ministre de l’Education nationale risque fort d’être appelé à la barre suite aux propos qu’il a tenus à l’égard d’une jeune fille d’une école primaire de la région de Marrakech.  Après les questions des parlementaires, El Ouafa doit faire face à l’Association des parents de ladite école qui comptent le poursuivre en justice pour avoir moralement porté préjudice par des déclarations déplacées à l’honneur de la jeune écolière qui est de surcroît mineure et dont la scolarité se déroulait normalement jusqu’ici.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Nizar Baraka, a été lui aussi convoqué en début de ce mois  par le tribunal de première instance de Rabat, en sa qualité de partie plaignante dans l’affaire concernant la divulgation de documents administratifs relatifs aux  «primes échangées» entre l’ex-ministre des Finances, Salaheddine Mezouar et le Trésorier général du Royaume, Noureddine Bensouda. 

LARBI BOUHAMIDA
Mardi 30 Octobre 2012

Lu 1273 fois


1.Posté par le marocain le 30/10/2012 15:10
La réalité il faut déposer autant de ministres de plaintes.
Ils ne sont pas capables de répondre à l' esprit de la nouvelle constitution et aux voeux des Marocains.
Plusieurs anomalies ont été constatées,soit dans l'ancien Gouvernement(affaire de Mzouar,et Bensouda)
La palmes des dépassements est détenu par l'actuel,qui n'a pas encore montrer sa compétence.
Trop de dépassement commis par des Ministres sans tenir compte de ce qu'ils disent.
Bref,on attend toujours à ce qu 'un Ministre démissionne pour dire que nous sommes une démocratie.
Enfin,et ce n'est pas la fin

2.Posté par gahmour le 30/10/2012 20:31
c'est uniquement parceque c'est un gouvernement islamiste,alors qu'en réalité c'est un gouvernement royaliste plus que mohamed 6 .

3.Posté par le marocain le 30/10/2012 21:33
Je n'en veux pas à Monsieur le Chef du Gouvernement,mais je dirai qu:
-certains Ministres ne sont pas à la hauteur de leur mission,
-d'autres maltraitent le citoyen ou citoyenne'(l'affaire de la fillette)
-jusqu'a présent la carte "Ramed" est inopérante,car certains médicaments ne sont pas disponibles dans les centres de santé.
-la sécurité fait défaut et elle même est menacée par les lobbys,qui font régner la loi,ou leur Loi.
-le domaine du transport est très,très malade(le nombre d'accident a augmenter.
et la liste est longue.
Espérant que M.Le Chef du Gouvernement changera son fusil(Ministres)d'épaule.

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