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Mohcine Salaheddine, lentement mais sûrement




Mohcine Salaheddine, lauréat de la 7ème édition de « Studio 2M » est en train de se frayer un chemin dans le monde de la chanson. Certes, ce jeune talent avait fait ses débuts dans des cabarets et autres boîtes de nuit. Mais c’est sa participation au concours de la chaîne de Ain Sebaâ qui lui a permis de bien connaître les règles du chant grâce à l’encadrement et à l’attention dont il a pu bénéficier.
Bien sûr, ce n’était pas facile d’opter pour cette voie surtout en l’absence d’une véritable industrie de la chanson et du spectacle. Son milieu familial était plutôt conservateur, mais cela ne l’a pas empêché de suivre des cours de musique  et de rejoindre un groupe de musique soufie.
Cela lui a permis de se familiariser avec le chant et d’affiner son talent, car Mohcine Salaheddine est un fan des grands maîtres de la chanson arabe tels que Oum Kaltoum, Abdelhalim Hafez, Mohamed Abdelwahab, entre autres.
Pour sa carrière, il ne veut pas tomber dans le piège des chansons courtes et rythmées qui n’ont aucune valeur artistique et qui sont saisonnières.
Actuellement, Mohcine travaille sur un nouveau projet relatif à un single produit par la deuxième chaîne. Il s’agit de la reprise d’anciens succès maghrébins avec une nouvelle répartition. En ce qui concerne l’immigration, il n’en est pas question pour lui, car il préfère s’imposer d’abord dans son pays  et puiser dans son répertoire très riche au demeurant. N’empêche, un jour, il sera appelé à se déplacer et chanter en d’autres langues et dialectes, car le chanteur ne doit pas se confiner dans un seul genre ni se limiter à un horizon précis. Licencié en lettres arabes, Mohcine Salaheddine a pu se faire une idée du théâtre et de la musique à la faculté. Bien qu’il soit brillant dans ses études et qu’il ait la possibilité d’embrasser une carrière, il a opté pour  la chanson, convaincu qu’il s’agit d’un domaine qui demande dévouement et sacrifice.
Mais, il est sûr de son choix et semble prêt à relever tous les défis. Ce qui le rassure davantage, c’est cet amour que le lui témoignent les gens qu’il croise dans la rue. « Avant j’étais connu dans un cercle très réduit ; aujourd’hui, tout le monde me reconnaît », avoue-t-il, non sans fierté.
Ce qui lui a davantage plu, c’est lorsqu’il accomplissait la Omra et qu’un fidèle  lui demanda de faire une photo ensemble. Un fait qu’il n’est pas près d’oublier, tout comme ce duo qu’il avait chanté avec la grande vedette syrienne Assala Nasri « Mana illa bachar », le célèbre succès d’Abdelwahab Doukkali.
Pour lui, c’était une occasion de pouvoir chanter en duo avec cette star de la chanson arabe qui se distingue par une voix particulière et une présence remarquée sur la scène. Le jeune artiste entend suivre la même voie, c'est-à-dire celle qui s’inscrit dans l’esprit du temps sans abandonner la chanson classique qui demande un grand travail au niveau du texte, de la composition et de l’interprétation.
Avec ce jeune talent, la chanson marocaine a gagné un bon chanteur ; rappelant souvent les grandes vedettes tels Belkhayat, Hyani et bien d’autres. 

Abdessalam Khatib
Samedi 7 Mai 2011

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