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Mohammed Achaari à Casablanca: “L’union de la gauche est une nécessité sociétale”




Mohammed Achaari à Casablanca: “L’union de la gauche est une nécessité sociétale”
«Nous n’exerçons pas la politique pour chercher à avoir toujours raison, mais nous la pratiquons pour appliquer nos idées et nos projets, même s’il nous arrive de nous tromper». C’est ainsi que Mohammed Achaari, membre du Bureau politique de l’USFP, a entamé son intervention lors de la conférence organisée sous le thème : «Questions de la gauche aujourd’hui», organisée par l’Espace casablancais du dialogue de gauche.
Au cours de cette conférence initiée avec la participation de Mohamed Moujahid du Parti socialiste unifié et de Sara Soujar du Mouvement du 20 février, Mohammed Achaari a rappelé que les compromis réalisés par la gauche, et notamment l’USFP, pour sortir le pays de la crise, ont poussé l’observateur à ne plus distinguer de clivages droite – gauche au niveau du projet. Il a également considéré que l’union de la gauche n’est pas une thématique « éthique » ou utopique, mais une nécessité sociétale avant de prôner l’union autour du concept de la monarchie parlementaire telle que souhaitée par la gauche. Et ce, en opposition avec les conservateurs à l’intérieur de l’Etat (Makhzen) et de la société (Islamistes) et l’abandon de la logique des compromis dont l’intérêt n’est plus d’actualité. L’ancien secrétaire général du Parti socialiste unifié, Mohamed Moujahid a, pour sa part, exprimé son inquiétude quant aux tentatives d’avortement des révolutions et révoltes arabes actuelles, illustrant son propos par l’existence d’une bipolarité entre «fouloul, Makhzen, lobbies» d’un côté, et fondamentalistes et les islamistes de l’autre. «J’appelle à l’union sur la base d’une autocritique collective de la gauche, y compris le Mouvement du 20 février. Le discours radical de certains membres de ce mouvement, ainsi que l’alliance d’autres avec les fondamentalistes, ont écorné la mouvance sociale», a ajouté Moujahid. 
Sarah Soujar, leader de la jeunesse du Parti de l’avant-garde démocratique et socialiste, et du Mouvement du 20 février, a considéré que ce mouvement n’est pas mort tant que ses revendications demeurent vivantes et qu’elles n’ont pas encore trouvé leur terme normal.
La conférence, qui a été modérée par la journaliste Badiaa Radi, a connu une présence importante de militants de diverses formations de gauche et de jeunes du 20 février. 
A rappeler que l’Espace casablancais du dialogue de gauche a été fondé en 2008 dans l’objectif de créer un espace libre et ouvert de dialogue entre toutes les sensibilités et courants idéologiques et organisationnels de gauche.
 
 

Mounir Bensaleh
Vendredi 22 Juin 2012

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