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Mohamed Tarhouchi, le magicien rifain de la mosaïque


Son rêve, enseigner l'art de la mosaïque aux générations montantes



Mohamed Tarhouchi, le magicien rifain de la mosaïque
Il n'a pas de palette de couleurs, pas de pinceau et pas de toile non plus. Tout ce dont Mohamed Tarhouchi a besoin pour concevoir ses tableaux, ce sont de petits fragments de pierre colorée, et bien sûr de son talent exceptionnel qui transforme ces fragments éparpillés en une véritable œuvre d'art.
Portraits de personnages historiques, tableaux d'art abstrait, portraits de gens ordinaires ou encore d'objets du terroir, propres à la région du Rif, sont autant de thématiques qui intéressent l'artiste Mohamed Tarhouchi, qui les reproduit avec la minutie d'un horloger.
Né en 1970 à Souani, à environ 20 km au sud-est d'Al Hoceima, ce féru de la mosaïque a été attiré dès son jeune âge par les couleurs et a affiché un goût prononcé pour la méditation et l'observation de la nature pastorale. Il est tombé sous le charme des arts picturaux et scéniques et a réalisé ses premiers tableaux à l'âge de 17 ans.
Après avoir passé quelques années en tant que concepteur de décors dans une entreprise spécialisée dans la mosaïque, il a décidé de rejoindre l'atelier d'un artisan à Tétouan dans le but d'approfondir ses connaissances sur les techniques de la mosaïque traditionnelle marocaine. Il y est resté deux années.  C'est pendant cette période qu'il s'est forgé une expérience considérable en la matière, d'un côté en approfondissant son expertise dans le domaine de la mosaïque traditionnelle et de l'autre en s'investissant dans la recherche et l'étude de tout ce qui concerne cet art plusieurs fois millénaire.
Entretemps, Tarhouchi a pu aussi se faire une idée des principaux courants de la peinture et des grandes figures qui ont marqué la scène artistique du XXème siècle dont il s'est inspiré. On retrouve en effet des touches impressionnistes, cubistes, expressionnistes ou encore surréalistes dans une grande partie de ses tableaux.
Cet autodidacte, qui se consacre à temps plein à l'art de la mosaïque, se plaint cependant d'une clientèle peu nombreuse et peu familiarisée avec ce genre d'art.
Le rêve le plus cher de Mohamed Tarhouchi est d'ouvrir un atelier pour enseigner l'art de la mosaïque aux générations montantes.

MAP
Samedi 23 Février 2013

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