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Mohamed Ouzzine ne pige que dalle aux réglements de la FIFA

Le ministre convaincu d’ingérence dans les affaires du football national




Mohamed Ouzzine ne pige que dalle aux réglements de la FIFA
Apparemment, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Ouzzine, n’est pas prêt à lâcher du lest et à laisser passer l’orage qui risque de porter un sacré coup au football national. Il se voit comme le patron numéro 1 et s’emploie à oublier qu’il y a des limites et des contraintes. Une instance mère, la FIFA s’entend, qui gère le football mondial et qui dicte, n’en déplaise aux réfractaires, ses lois.
Lors de son passage dans l’émission «L’match» diffusée par Medi1TV, M. Ouzzine, qui croit tenir toutes les vérités sur le football national, s’est emporté à un certain moment, commettant la «gaffe» qui fâche les dirigeants de la FIFA. Tonnant qu’il est là pour combler le vide laissé après l’annulation de l’assemblée de la Fédération Royale marocaine de football, voire qu’il devrait trouver un sélectionneur pour l’équipe nationale.
Là, le ministre, certes de tutelle, est allé loin, en annonçant que c’est à lui qu’incombe la tâche de désigner un entraîneur à la sélection marocaine. Cette mission devra être accomplie par une commission technique relevant de la FRMF ou d’un Comité provisoire et en aucun cas par un ministre ou son entourage.
 Si Mohammed Ouzzine veut outrepasser les règlements de la FIFA, il n’a qu’à s’inspirer de son homologue, le ministre tunisien de la Jeunesse et des Sports, Tarik Diab. Celui-ci qui était un ex-international, et pour qui le football et sa réglementation n’ont pas de secret, a déclaré que la FIFA pourrait sanctionner la Fédération tunisienne, mais qu’elle laisse l’Exécutif apporter les réformes qui s’imposent pour sortir le football tunisien de sa crise moins aiguë que la nôtre d’ailleurs.
Pour le cas de la FRMF, une sanction de la FIFA n’est pas envisageable pour la simple raison qu’il y a des échéances qui auront lieu au Maroc, deux sous l’égide de la Fédération internationale, le Mondial des clubs en 2013 et en 2014, et une autre sous l’égide de la CAF, la Coupe d’Afrique des nations en 2015. Et la FIFA ne pourra pas courir le risque de chambouler toutes ces échéances, sauf qu’il ne faudrait pas pousser le bouchon trop loin.
Le sport, plus particulièrement, le foot dit d’élite, ça reste une chasse gardée de l’appareil fédéral et l’ingérence de l’Etat est sanctionnée illico presto. Hormis l’exemple de la Fédération camerounaise qui fut sanctionnée, l’on peut citer le cas de la Fédération française menacée par la FIFA en juin 2010 après le Mondial sud-africain et ce, après que le secrétaire général de la Fédération internationale de football, Jérôme Valcke a indiqué que  «s’il y a ingérence politique dans les affaires de la Fédération française de football, la FIFA réagira, comme elle le ferait dans n’importe quel pays». La menace proférée, la FFF s’est aussitôt assagie.
D’aucuns diront que le ministère de tutelle a le droit d’intervenir dans les affaires de la FRMF, mais pas au point de ce qui se passe chez nous aux yeux de la FIFA. Son président Sepp Blatter a toujours veillé à ce que les gouvernements ne s’ingèrent pas dans les affaires de leurs Fédérations respectives, d’autant plus que selon les articles  13 et 17 des statuts de la FIFA, «les Associations membres doivent pouvoir gérer leurs affaires de façon indépendante et sans ingérence d’aucun tiers».
Par ailleurs, dans un entretien accordé en 2011 à Fifa.com, Thierry Regenass, directeur de la division Associations membres et développement de la FIFA revient sur l’ingérence des Exécutifs dans les fédérations, rappelant que le cas de figure le plus fréquent «se produit quand un gouvernement estime que le Comité exécutif de l’association nationale du pays concerné ne s’acquitte pas de ses fonctions de façon satisfaisante. Il décide donc d’agir. Souvent, cela arrive lorsque l’équipe nationale enregistre une série de mauvais résultats». Le gouvernement juge alors que des changements sont nécessaires et veut intervenir directement dans le choix d’un nouveau sélectionneur. Eh bien, c’est ce qui s’est toujours produit chez nous. A chaque ratage de l’équipe nationale, voilà les politiques qui s’en mêlent et commencent à s’intéresser au football le temps qu’il faut, en attendant un quelconque probant résultat pour tourner la page et s’occuper de questions beaucoup plus sérieuses que le ballon rond.

Compétition interclubs de la CAF

La Confédération africaine de football (CAF) a fixé au 30 novembre le dernier délai pour les fédérations nationales pour faire parvenir les dossiers d'engagements de leurs clubs qualifiés pour la Ligue des champions d'Afrique et la Coupe de la Confédération, saison 2014, a indiqué la CAF.
Un total de douze pays dont le Maroc sont éligibles pour engager deux clubs dans chacune des compétitions. Outre le Maroc, les 11 autres pays sont: Tunisie, Egypte, Nigeria, Soudan, Algérie, RD Congo, Mali, Congo, Angola, Cameroun et Ghana.
Toutes les autres 42 associations membres affiliés à la CAF engagent une équipe pour la Ligue des champions et une équipe pour la Coupe de la Confédération.

Mohamed Bouarab
Mercredi 27 Novembre 2013

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