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Mohamed Karrat, réalisateur d’une autre dimension




Mohamed Karrat, réalisateur d’une autre dimension
Informaticien et réalisateur
de cinéma, Mohamed Keghat apporte une nouvelle approche où la science-fiction, les effets spéciaux et les
trucages font une apparition plutôt bien accueillie par le public et les téléspectateurs.
“Al Bou’ad al akhra”, c’est lui et c’est, en quelque sorte, son véritable baptême du feu; une série télévisée qui a permis de découvrir ce jeune réalisateur très prometteur. Nous l’avons rencontré pour parler de son expérience et de ses
nouveautés. Entretien

Libé : Vous êtes ingénieur en informatique et connaisseur des métiers du cinéma, des atouts que beaucoup de réalisateurs n’ont pas. On a l’impression, cependant, que vous ne mettez pas cela à profit, vu votre filmographie ?

Mohamed Karrat: Non au contraire, mon travail en tant qu’ingénieur en informatique me permet de rester proche  du monde du cinéma. C’est vrai que, quand j’étais petit, je voulais être peintre mais avec le temps, on se rend compte que la famille ne serait pas d’accord pour une carrière artistique; je me suis dirigé ensuite vers l’informatique. J’ai d’ailleurs essayé de combiner peinture et informatique et c’est cela qui m’a permis d’investir le monde de l’image numérique, en général : cinéma, tv, etc.
L’informatique m’a donc ouvert les portes de ce domaine où je mets à profit mes connaissances d’ingénieur. Je ne sais pas si ça se répercute sur tous mes films, en tout cas, on voit bien cette combinaison dans la série que j’ai réalisée “Al bou’ad al akhar“ (L’autre dimension). Je suis encore à mes débuts et je continuerai à travailler et à faire de la recherche aussi bien au niveau du thème que de la technique. L’informatique fait partie de moi, elle m’habite et me mène vers tout ce qui est ordinateur, logiciel, montage, etc. Je me vois mal travailler sans ordinateur !

Des “Amis du Canada” à “L’autre dimension”, aucun point commun, vous voulez vous positionner dans la différence ou est-ce une simple coïncidence ?

C’est vrai que “Amis du Canada” était mon premier téléfilm. Mais avant, j’avais réalisé un court-métrage pour montrer mes qualités en matière de trucage et d’effets spéciaux ; les effets visuels que les réalisateurs évitaient, car je voulais prouver qu’on pouvait faire ça au Maroc sans recourir à l’étranger où les prix sont hors portée. “Amis du Canada” c’était une proposition de 2M, de Abderrahmane Tazi qui avait aimé mon court-métrage et qui m’avait soumis un texte de Abdelilah Hamdouchi. C’était un test pour moi, vis-à-vis des téléspectateurs et de moi-même; je voulais relever le défi et voir si j’avais l’énergie de réaliser un film d’une heure et demie.
“L’autre dimension”, par contre, était ma  proposition à 2M, car je voulais faire quelque chose qui me plait, où je trouve du plaisir comme la science-fiction, le fantastique, les effets spéciaux, l’action. C’est pour cela qu’il n’y a pas de points communs entre les deux films.

Vous venez de terminer un film avec Rachid El Ouali. Avez-vous une préférence pour cet acteur et pourquoi ?

Rachid est un ami de longue date, je l’ai connu à mes débuts quand lui était déjà une star et il était avec moi dans mon premier court-métrage. Je n’oublierai pas qu’il avait refusé de se faire payer pour son rôle. Et c’est là où j’ai connu Rachid El Ouali, l’acteur, surtout lorsqu’on traversait des moments difficiles pendant le tournage. Il supportait tout cela alors qu’il était vedette, il s’est investi d’une façon extraordinaire. On est devenus amis et cela m’a permis aussi de connaître sa personnalité et ses potentialités professionnelles, ce qui a créé une véritable complicité; une complicité qui facilite le travail.. Dans le long métrage, il était tout pour moi, il s’investit complètement et veille à ce que tout se passe bien

Et pour vos projets ?

Je produis un autre long-métrage avec Rachid El Ouali, et j’en assure la réalisation, en plus d’autres films pour la télévision. Je  voudrais souligner que j’ai à cœur de voir le cinéma marocain atteindre d’autres horizons. Mais pour ce faire, il faut que les cinéastes marocains aient confiance en leur travail et fassent en sorte que leurs films soient regardés dans d’autres pays à commencer par les pays arabes où l’on devrait prévoir des sorties de films, de toutes les nationalités et qui pourraient être doublés en dialectes locaux. Si on parle d’union arabe, les cinéastes doivent s’y impliquer surtout que ça ne demande pas beaucoup de choses.

Par Abdeslam Khatib
Samedi 2 Avril 2011

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