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Merkel rêve d’une “Grande coalition” après les législatives

Une hypothèse que favorisent les sondages




Merkel rêve d’une “Grande coalition” après les législatives

La «grande coalition» chrétiens-démocrates/sociaux-démocrates qui semble devoir conclure les législatives allemandes de dimanche a connu deux précédents, dont le premier gouvernement Merkel, un bon souvenir pour les Allemands mais un très mauvais pour la gauche.
A deux jours du scrutin et au vu des derniers sondages, cette constellation était une hypothèse probable.
La poursuite d’une alliance entre les conservateurs (CDU-CSU) d’Angela Merkel et les Libéraux (FDP) paraît compromise par l’effondrement de ces derniers, tandis qu’une alliance entre le Parti social-démocrate SPD et les verts n’est pas possible non plus.
Reste l’option d’une alliance droite-gauche, impensable dans beaucoup de pays.
Mais elle ne serait pas une première en Allemagne. Au niveau fédéral elle a déjà fonctionné entre 1966 et 1969, puis une entre 2005 et 2009, lorsque Mme Merkel est arrivée à la chancellerie.
Les années de la dernière «grande coalition» ont en outre vu un certain nombre de réformes, dont beaucoup ont profondément marqué la vie des Allemands, l’introduction d’un salaire parental en 2007 par exemple. Le gouvernement de l’époque a aussi mis sur les rails une importante réforme du fédéralisme et, à contre-coeur pour le SPD, augmenté à 67 ans l’âge de la retraite.
Une «relativement bonne gestion de la crise» économique de 2009 a aussi joué en sa faveur. Soutien massif à la conjoncture, indemnisation du chômage partiel: sur ces questions Mme Merkel et son ministre des Finances de l’époque, Peer Steinbrück, tête de liste SPD cette année, ont avancé main dans la main, permettant à l’économie allemande de sortir rapidement de sa pire récession depuis 1945.
«En période de crise, les Allemands aiment voir que les grands partis travaillent ensemble», explique M. Zohlnhöfer, renvoyant à la «culture du consensus» de ses compatriotes.
Mais pour le SPD, l’expérience a été douloureuse. La campagne électorale de 2009 a été un exercice d’équilibre pour le parti, contraint de prôner le changement sans pouvoir attaquer le bilan d’un gouvernement auquel il avait participé.
Conséquence: le SPD a réalisé le pire score de son histoire en 2009, laissant ses adhérents pleins de ressentiment envers la chancelière qui avait tiré à elle la couverture de ces quatre années.
Echaudé, M. Steinbrück a martelé pendant toute sa campagne qu’il ne voulait pas d’une nouvelle grande coalition, et qu’en tout cas il n’y participerait pas. Tout en précisant en début de semaine qu’il était prêt à conduire des négociations de coalition au nom de son parti.
Mais la donne a changé pour le SPD, analysent les experts. La Chambre basse du Parlement, le Bundesrat, est maintenant dominé par la gauche, et «avec ce moyen de pression, le SPD aurait sans doute plus de marge de manoeuvre pour imposer des projets qui lui tiennent à coeur, comme le salaire minimum», argumente Frank Decker, chercheur à l’université de Bonn.

AFP
Samedi 21 Septembre 2013

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