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Mère au travail, enfant heureux




Ni moins heureux, ni plus heureux. Les enfants dont la mère est repartie au travail quelques mois après avoir accouché sont en tout aussi bonne santé que ceux dont la mère reste au foyer, annonce une étude de l'université new yorkaise de Columbia. Les chercheurs affirment être les premiers à avoir pris en compte la totalité des facteurs qui affectent un enfant quand sa mère travaille, rapporte le Guardian:
«La bonne nouvelle c'est qu'on ne voit aucun effet négatif. Cette recherche est unique parce que la question que nous avons toujours posée par le passé était: "Toutes choses égales par ailleurs, quel est l'impact d'une mère qui part travailler?" Mais bien sûr les choses ne sont pas égales par ailleurs, donc c'est une façon artificielle d'observer le problème. Les rapports familiaux, le revenu du foyer, la santé mentale de la mère, toutes ces choses changent quand une mère travaille.»
Jusque-là, plusieurs études avaient suggéré que les enfants poussaient moins droit si leur mère retournait au travail dans l'année après leur naissance. Une étude de l'Institut de la santé infantile estimait ainsi en 2008 que les enfants avec des mères au travail faisaient moins de sport et mangeaint moins de nourriture saine, une autre de l'Institut pour la recherche économique et sociale que ces enfants avaient plus de difficultés à l'école et des problèmes émotionnels.
Cette nouvelle étude, qui est publiée alors que de plus en plus de femmes sont entrées sur le marché du travail suite à la crise financière, a suivi le développement et les caractéristiques familiales de plus de 1.000 enfants âgés de 0 à 7 ans. D'après les chercheurs, il y a bien des inconvénients à reprendre le travail pendant la première année de vie d'un enfant, mais il y a également d'importants avantages: une mère plus heureuse et plus riche. Au final, les scientifiques estiment que l'effet d'une mère au travail sur le bien-être de son enfant est neutre.
Les enfants élevés dans des foyers où les mères travaillent à plein temps ont eu des scores légèrement moins bons que les autres aux tests cognitifs, mais les mères ayant davantage de revenus, elles ont plus tendance que les autres à chercher des garderies d'enfants de haute qualité, explique le Washington Post. Et elles montrent plus de «sensibilité maternelle», c'est à dire qu'elles sont plus réceptives à leurs enfants que les mères au foyer. 

Slate.fr
Mercredi 4 Août 2010

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