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Mehdi Nebbou : Un film doit réveiller des consciences et soulever des questions




Indépendamment de l'enjeu de la compétition, un film doit toucher, réveiller les consciences et soulever des questions, a estimé Mehdi Nebbou, acteur du film "The fixer" du réalisateur roumain Adrian Sitaru, en lice pour l'Etoile d'or du 16-ème Festival international du film de Marrakech. "Le plus important dans cette compétition est que les films, tout en traitant un sujet délicat, puissent toucher, réveiller les consciences et soulever des questionnements", a confié l'acteur français dans une déclaration à la MAP à l'issue de la projection de son film mardi dans le Palais des congrès de la citée ocre. Nebbou s'est dit content d'être à Marrakech et de concourir avec le reste de l'équipe du film "The fixer" dans un festival de cette envergue, avec un jury aussi prestigieux. Ce long métrage, où il incarne le rôle d'Axel, se veut une exploration des fondements moraux du journalisme. "Devenu un sensationnalisme médiatique, le journalisme met en avant les horreurs du monde en donnant la parole à des voix que l’on n’entendrait pas", a estimé le comédien.
Cette œuvre illustre, à ses yeux, "les abysses de ce que peut faire le comportement humain" et "questionne à la fois l’aspect voyeuriste que nous avons face aux horreurs de ce monde et notre responsabilité face à l’innocence et au rapport de domination qu’on exerce sur nos enfants". Dans la société, les gens essayent, selon lui, d’exercer une pression sur les autres en abusant d’eux. C'est le cas, a-t-il dit, du protagoniste du film (Radu), un fixeur de profession, qui entraîne son beau-fils à la natation et le pousse constamment à vouloir viser la première marche du podium, ou encore celui de Anca, la jeune fille victime de proxénétisme, qui se voit obligée de commettre des actes contre son gré. Ces deux histoires, aussi différentes soient-elles, ont quelque chose en commun, le rapport adulte-enfant, a indiqué Nebbou qui a accepté de jouer dans ce film au vu de la thématique traitée, "un sujet à la fois fort, délicat et difficile".
"Au-delà de faire hommage au beau, à ce qui est drôle et à la vie en général, c’est aussi formidable d’avoir la possibilité, à travers l’art, de traiter un thème universel d’ordre social, entre autres", a noté le comédien.

Jeudi 8 Décembre 2016

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