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Meeting électoral de Driss Lachguar sur la place historique Bab Sidi Abdelouahab devant des milliers d’Oujdis 


''Par ses luttes, l’USFP a garanti pour la femme de nombreux acquis que les conservateurs cherchent à annihiler''



Après les meetings électoraux des régions de Draâ Tafilalet (Goulmima), Fès-Meknès et le Gharb, le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachguar, a choisi cette fois-ci celle de l’Oriental pour y soutenir les candidats et les listes du parti de la Rose aux élections du 7 octobre 2016. 
A Oujda, et alors que les autres formations politiques ont préféré tenir leurs rassemblements électoraux dans des salles climatisées et bien encadrées de peur de tous débordements éventuels, l’USFP a opté pour des meetings sur  les places publiques afin que tout citoyen puisse y prendre part sans entrave d’aucune sorte.  Dans la capitale de l’Orient, il a ainsi jeté son dévolu, ce samedi (1er octobre 2016), sur  Bab Sidi Abdelouahab afin d’y tenir le plus grand rassemblement de l’actuelle campagne électorale en cette ville.
Des milliers de personnes (hommes, femmes, jeunes) se ont ainsi afflué vers cette place historique, mais, fait plus important encore,  la présence de figures ittihadies qui ont marqué l’histoire de cette ville.
D’emblée, le Premier secrétaire a rendu hommage aux habitants d’Oujda qui ont, depuis toujours, défendu les frontières du pays à la fois contre les Ottomans et la  colonisation française. « Oujda est une forteresse de la résistance contre les tentatives d’invasion étrangère », a-t-il affirmé. Et de rappeler que les luttes et les sacrifices consentis par les militants de cette cité en vue de l’instauration d’un Etat démocratique, sont à inscrire en lettres d’or dans les annales du Royaume. Et de rappeler que la défense des frontières du pays  passe par la mise en place d’une vraie politique économique locale à même de favoriser le  développement durable.
Driss Lachguar a, par la suite, mis en garde contre les manigance algériennes qui ne servent en rien le Maghreb tout en appelant les dirigeants de ce pays à rouvrir les frontières avec le Maroc qu’ils ont fermées en 1995, à revoir leur position sur la question du Sahara marocain, à cesser d’écouler leurs psychotropes dévastateurs sur la région.
Le Premier secrétaire de l’USFP a également critiqué la politique répressive menée par le gouvernement Benkirane en matière de lutte contre la contrebande, affirmant que cette lutte nécessite la recherche d’alternatives à même de favoriser un développement local et régional harmonieux et de mettre fin aux dysfonctionnements actuels.
Le dirigeant ittihadi a aussi appelé la foule rassemblée sur la Place Bab Sidi Abdelouahab à comparer le bilan positif du gouvernement de Abderrahmane El Youssoufi, tout en énumérant les projets qui ont été réalisés par lui au profit de la région, en l’occurrence la  Rocade méditerranéenne reliant l’Oriental à Tanger, l’autoroute Fès-Oujda, la Faculté de médecine et le CHU d’Oujda, etc., au bilan désastreux du gouvernement Benkirane.
Driss Lachguar s’est adressé, par la suite, aux femmes présentes à ce meeting en critiquant les discours discriminatoires du gouvernement actuel et notamment ceux de son chef qui a qualifié les Marocaines de « lustres de la maison », et dit pire au Parlement ainsi que lors de ses meetings et dans les différentes interviews qu’il a accordées à la presse. Dans ce cadre, il a tenu à rappeler les luttes menées par  l’USFP et les acquis qu’elles ont permis à la femme de réaliser et que le courant conservateur tient absolument  à annihiler.
A la fin de ce meeting, le Premier secrétaire de l’USFP a présenté à la foule la tête de liste des femmes) à savoir Ibtissam Merras qui est originaire de cette région, en sus des têtes de listes locales du parti dans l’Oriental.
Avant de se diriger vers Oujda au cours du même jour, le dirigeant ittihadi avait, rappelle-t-on, présidé un meeting au souk de la commune de Taddart (province de Guercif) en présence de milliers de personnes arrivées sur les lieux malgré une chaleur torride. Le Premier secrétaire n’a pas manqué, en l’occasion, de louer le travail accompli au Parlement par le candidat du parti à Guercif, Said Baaziz, qui n’a pas ménage le moindre effort pour défendre les intérêts des habitants de sa circonscription.
Et en dépit des vaines tentatives de quelques Pjdistes de perturber le meeting de l’USFP en montant fortement le son de la musique qu’ils diffusaient à mauvais escient, le Premier secrétaire a tenu à poursuivre son discours tout en fustigeant pareilles méthodes.
Il a, par ailleurs, souligné que l’USFP est le seul parti qui a sillonné le pays et fait campagne tant dans les villes que les villages, tout en critiquant le recours à l’argent sale par certains candidats des autres partis. « Qui t’achète aujourd’hui, n’hésitera pas à te vendre demain », a-t-il martelé à l’adresse de la foule. 
Le Premier secrétaire a ensuite énuméré les fausses promesses et les méfaits commis par le gouvernement Benkirane au cours de ses cinq années d’exercice (liquidation de la Caisse de compensation, problèmes de l’enseignement, augmentation des prix, chômage élevé, etc.). Pour toutes ces raisons, le Maroc a perdu cinq années de son histoire, a-t-il affirmé.
A l’issue du meeting électoral de Guercif, Driss Lachguar s’est dirigé vers Taourirt en vue de soutenir le candidat de l’USFP dans cette circonscription, à savoir Inaou Rabeh dont il a vanté tant les qualités humaines que la compétence.
Dans son allocution, il a rappelé que l’USFP a mis en garde contre ceux qui veulent imposer une soi-disant bipolarité sur la scène politique marocaine, tout en  adressant un message fort à ceux qui prônent une troisième voie. Le Premier secrétaire a, en substance, affirme qu’il n’existe au Maroc que deux projets sociétaux: le premier rétrograde et conservateur et le second démocratique moderniste, tout en précisant  que l’USFP ne peut être qu’à l’avant-garde du deuxième et que tout appel à une troisième voie n’est, en fait, qu’un appel à la division des forces de gauche.
Cette dernière thèse, a précisé le Premier secrétaire, n’est pas fondée sur une analyse scientifique de la réalité politique du pays. 
Force est de rappeler à ce propos qu’à l’issue des élections du 4 septembre 2015, l’USFP avait exprimé son refus de toute bipolarité artificielle et affirmé que ceux que défendent la troisième voie s’appuient sur une hypothèse erronée et une analyse incorrecte de la réalité politique, autant d’éléments  qui pourraient induire de graves conséquences sur la démocratie et l’ensemble des forces de gauche.
 

Mourad Tabet
Lundi 3 Octobre 2016

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