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Mawazine toujours dans le collimateur




Mawazine toujours dans le collimateur
Avant même de commencer, Mawazine suscite polémique et débats parfois houleux. Ceux qui défendent le festival avancent qu'il permet au gens de se divertir et de voir les plus grandes vedettes de la chanson arabe et occidentale.
En effet, au cours des éditions précédentes, on a constaté la présence d'un public très nombreux et curieux qui fait parfois le déplacement de loin pour venir assister au festival. Même l'année dernière et en plein "Printemps arabe" et manifestations du Mouvement du 20 février, alors qu'on pensait que ces événements allaient peser, il n'en fut rien. Au contraire, il y a eu encore plus de spectateurs. Ceux qui demandent son annulation du fait qu'il est "financé par les contribuables", proposent que le budget de Mawazine soit alloué à d'autres projets qui profiteraient au pays plutôt que de "verser des cachets faramineux" aux artistes notamment  étrangers.
La présence de Shakira avait suscité un tollé l'année dernière, mais cela n'a pas empêché que son concert connaisse une affluence record et un succès retentissant. Les organisateurs ne cessent de clamer haut et fort que le budget du festival est assuré en grande partie par des sociétés et des entreprises privées.
Il y a quelques années, le Conseil de la ville de Rabat avait consacré quelques millions de dirhams pour ce festival, mais les organisateurs assurent que même la Mairie de Rabat a cessé cet apport financier depuis deux années maintenant. Un autre débat  voudrait mettre aux prises ceux qui se revendiquent modernistes et les autres, c'est-à-dire, aux yeux des "modernistes", "les obscurantistes". C'est un débat qui prend de plus en plus forme et  transcende Mawazine pour toucher d'autres domaines. Il y a des voix qui s'élèvent pour "dénoncer" cette "incitation à la débauche".
Pour preuve, avancent-ils, les jeunes qui constituent la majorité des festivaliers, en profitent pour consommer drogues et alcools.
Le Mouvement du 20 février récupéré à la fois par les islamistes d’"Adl Walihssane", les extrémistes de gauche du "Nahj" et "Attaliaâ" a toujours dénoncé ce qu’il appelle gabegie qui ruine l'économie et remplit les poches des chanteurs, surtout les grandes vedettes internationales.
Cet argumentaire n’a pas réussi l'année dernière, en pleine effervescence, à convaincre. Les mêmes arguments sont avancés cette année : on a beau dire que le festival est financé par le privé, rien n’y fait. Toujours est-il que la prochaine édition est sur la bonne voie et on connaît déjà les vedettes à l’affiche. Pour le public, on peut parier qu'il sera encore plus nombreux cette année, car les gens ont réellement envie de se divertir.  

Par Abdessalam Khatib
Samedi 24 Mars 2012

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