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Mawazine 2017 : La scène du Chellah rend hommage aux chants des îles

Le festival est prévu du 12 au 20 mai prochain




Le site mythique de Chellah rendra hommage aux chants des îles du monde entier dans le cadre de la 16ème édition du Festival Mawazine rythmes du monde, prévu du 12 au 20 mai prochain. "Inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, le site du Chellah est à l’image de Mawazine : tourné vers l’avenir et rendant sans cesse hommage aux plus belles traditions musicales. C’est ici, dans ce lieu poétique, propice au rêve et à l’évasion, que le festival accueillera cette année encore les plus grands interprètes autour d’un thème : Les îles" promet l'Association Maroc-Cultures, initiatrice de cet événement dans un communiqué. Chellah accueillera ainsi une programmation spéciale qui célèbre les musiques du bout du monde, de La Réunion à Ilha Grande en passant par Marmara et la Martinique, précise-t-on. Au programme, des concerts inoubliables au cours desquels le public découvrira des répertoires, parfois ancestraux, qui n’ont rien perdu de leur force, de leur audace et de leur mystère, ajoute la même source. Le concert d’ouverture de la scène du Chellah verra se produire samedi 13 mai la chanteuse chypriote Vakia Stavrou qui porte dans sa musique un héritage de sonorités et de couleurs chaudes rappelant son origine: la Méditerranée. Le lendemain, dimanche 14 mai, Justin Vali de Madagascar All Stars offrira une performance inédite de la valiha, une cithare tubulaire en bambou emblématique de la grande île et dont il est un virtuose. Sa sonorité résonne comme un mélange de harpe, de kora et de clavecin. Lundi 15 mai, la formation Maqâm Roads, composée du chanteur turc Aburrahman Tarikci et du violoniste tunisien Zied Zouari, initiera le public aux différents univers du Maqâm dans le contexte de l’île de Marmara, creuset des effluves musicales venues d’ailleurs: Tba’ de Tunisie, Raga d’Inde, Gnawa du Maroc… Fil conducteur qui permet de faire dialoguer ces différentes traditions musicales, le Maqâm raconte la réminiscence d’un chant ancestral à travers des rythmes contemporains. Un récit hors du commun et qui se ressource en permanence par le voyage. Chicuelo & Marco Mezquida, venus des Baléares, proposeront mardi 16 mai la réunion de deux personnalités artistiques dans un mélange marqué par l’authenticité, l’admiration mutuelle et une dévotion complète à la musique.
Marco Mezquida est un musicien complet, voire légendaire. Créateur d’un style pianistique unique, il s’imprègne et se nourrit dans la diversité. Juan Gómez "Chicuelo" est quant à lui un des guitaristes les plus importants du flamenco et l’un des compositeurs les plus productifs et originaux de ces dernières générations. Il a partagé la scène avec des musiciens, comme Chano Domínguez, et collaboré avec la pianiste Maria João Pires. Mercredi 17 mai, Agathe Iracema, originaire d’Ilha Grande au Brésil, déclarera son amour pour le jazz et la musique brésilienne.
Cette chanteuse franco-brésilienne lumineuse se situe quelque part entre Billie Holiday, pour l’intériorité de son chant, et Tania Maria, pour son énergie joyeuse et son sens du rythme.
Sur scène, par-delà l’enchantement de ses qualités vocales et le timbre de sa voix, la jeune femme impressionne par sa présence rayonnante. Son répertoire voyage des précurseurs de la bossa nova aux rythmes contemporains, à travers les compositions de son père qui ont bercé son enfance : un magnifique périple au cœur de ses racines brésiliennes.
Jeudi 18 mai, c’est Stella Gonis, chanteuse, danseuse et tanbouyée de Bèlè, une musique traditionnelle de Martinique, qui bercera les festivaliers par ses rythmes ancestraux. Sa voix riche, généreuse et puissante lui a permis de sillonner les Caraïbes et la France avec Lé Béloka, Tambou Bô Kannal, Racinn Nwel et Éric Virgal. En parallèle, elle enseigne la musique et les danses traditionnelles à la Maison du Bèlè en Martinique. Le lendemain, vendredi 19 mai, c’est La Réunion qui sera à l’honneur avec Saodaj’, un groupe emblématique de la nouvelle génération d’artistes ayant repris le flambeau du brûlant maloya.
Pour la soirée de clôture de la scène du Chellah, samedi 20 mai, c’est au Cap-Vert qu’Elida Almeida nous donnera rendez-vous. A 23 ans, la chanteuse conjure le sort d’une enfance difficile par des compositions lumineuses baignées de mélodies folk et teintées de rythmes de l’île de Santiago : batuque, funana et morna. A son écoute, le charme opère instantanément, porté par la sincérité de sa voix et l’immédiateté de son propos.

M.O.
Jeudi 20 Avril 2017

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