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«Massar», ce parcours flou qui exaspère élèves et parents

Le ministère de l’Education nationale tente une argumentation tardive




«Massar», ce parcours flou qui exaspère élèves et parents
L’actuel détenteur du portefeuille de l’Education nationale qui a hérité de ce «Massar» se voit obligé non seulement de le défendre, mais de tenter d’expliquer ce legs empoisonné d’un certain El Ouafa qui s’escrime pour le moment à vouloir se spécialiser dans la gouvernance. (sic).
En quoi consisterait Massar? Rachid Belmokhtar s’est décidé à en parler mercredi lors d’une conférence de presse.
Ce programme concerne 11.000 établissements d’enseignement, 6,5 millions  élèves et 300.000 cadres administratifs et éducatifs, met à disposition une série de données précises sur le niveau des élèves, le taux d’absence, de retards et de sanctions appliquées, ainsi que sur la gestion du temps imparti aux cours, a-t-il fait savoir.
Son objectif principal, c’est de «favoriser l’ouverture du ministère sur le monde de la technologie et de la connaissance numérique, tout en contribuant à l’amélioration du rendement de l’élève et de son apprentissage». C’est ce qu’il a déclaré lundi dans une interview accordée à la MAP. Il n’a cessé de  ressasser  les vertus insoupçonnées de «Massar» qui, selon lui,  vise également  la maîtrise des opérations liées à la rentrée scolaire, en assurant le bon déroulement des opérations d’inscription et de réinscription, de mobilité individuelle et collective des élèves et d’orientation, outre le renforcement des différents aspects de l’évaluation éducative.
Le ministre a tenu à rappeler  lors de cette interview que «ce système vise également à accompagner la vie scolaire à travers le suivi individuel du rendement des élèves, à renforcer la vigilance éducative, à dynamiser le soutien scolaire et à améliorer les performances du sport scolaire».
 Les élèves sillonnent depuis une semaine les rues de plusieurs villes pour dénoncer la mise en place du système informatique Massar. Il n’en fallait pas plus pour que le ministre de l’Education nationale, Rachid Belmokhtar, sorte de son silence. Conscient des complexités et des difficultés pour la mise en place de ce système, il a annoncé que le programme n’est qu’à son début et qu’il peut être amélioré avec le temps.
S’agissant des protestations des élèves qui ont accompagné la mise en œuvre de ce programme, elles “sont restées en effet limitées et incompréhensibles”, a fait constater M. Belmokhtar. Pour lui, ce qui a été dit aux élèves par rapport à certains aspects de l’application dudit programme est “dénué de fondement, surtout que le système d’évaluation des élèves restera inchangé”.
Il aurait été plus sage de commencer par une campagne de sensibilisation visant en premier les élèves et les parents et tuteurs au lieu de le faire via des services ministériels et par la suite au niveau des académies et des délégations.

Larbi Bouhamida
Vendredi 7 Février 2014

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