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Manifestations monstres en Belgique contre l’austérité

Le nouveau gouvernement contesté d’entrée




Manifestations monstres  en Belgique contre l’austérité
De violents incidents ont émaillé la fin de la manifestation qui a rassemblé jeudi plus de 100.000 personnes à Bruxelles contre les mesures d'austérité du nouveau gouvernement de droite, une mobilisation sociale historique en Belgique.
La Croix-Rouge a indiqué avoir procédé à "36 soins sur place et à 24 évacuations vers des hôpitaux", sans donner de détail sur la gravité des blessures.
Le reste des manifestants, entre 120.000 et 130.000 personnes, soit environ 1% de la population du royaume, ont défilé dans le calme dans le centre de la capitale. Les syndicats ont salué du "jamais vu depuis 30 ans".
Ils dénonçaient un programme de réformes économiques et sociales visant à réaliser 11 milliards d'euros d'économies dans les cinq prochaines années. Il prévoit aussi de reculer l'âge légal de départ à la retraite à 67 ans, contre 65 aujourd'hui, à partir de 2030.
Ces mesures, en rupture avec la politique centriste du précédent gouvernement, ont été dévoilées après la formation de l'exécutif, début octobre, par le Premier ministre libéral Charles Michel, à la tête d'une coalition de droite avec notamment les nationalistes flamands du N-VA.
Vêtus de chasubles rouges, vertes et bleues, les couleurs des trois grands syndicats belges, les manifestants, francophones comme néerlandophones, ont défilé au bruit des sifflets et des pétards.
De nombreuses industries tournaient au ralenti, notamment dans la sidérurgie et aux ports d'Anvers et de Zeebruges, à la Poste ou dans l'enseignement.Un conseil des ministres restreint s'est réuni dans l'après-midi, en présence des représentants des syndicats, qui ont prévenu que si le gouvernement ne revoyait pas sa copie, d'autres actions étaient envisagées.
Le Premier ministre a lancé aux syndicats un appel au "respect" et au "dialogue", mais également souligné que son gouvernement avait pris une "orientation" et que celle-ci était "soutenue par une majorité parlementaire".
Des grèves tournantes sont prévues dans les prochaines semaines, avant une grève générale le 15 décembre dans l'ensemble du pays. 

AFP
Samedi 8 Novembre 2014

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