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Manger moins de viande et de poisson pour préserver la planète




Selon les prévisions de l'ONU, les hommes seront environ 9 milliards à l'horizon 2050. Or aujourd'hui déjà, la surpêche vide les océans tandis que l'aquaculture et l'élevage polluent l'eau, les sols et l'atmosphère. Nous n'avons d'autre choix que de modifier nos habitudes alimentaires si nous voulons préserver notre planète... et vivre. Selon un récent rapport de l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), la production de viande devrait doubler à l'horizon 2050 afin de répondre à la demande mondiale, atteignant alors 463 millions de tonnes.
Dans les pays développés, ce sont quelque 80 kilos de viande par personne qui sont consommés chaque année. "Quand le revenu augmente, la consommation de produits carnés et laitiers fait de même : il n'y a pas un exemple contraire au monde" note Hervé Guyomard, directeur scientifique agriculture de l'Inra (Institut national de la recherche agronomique).
Mais cette consommation croissante demande un élevage intensif qui a un impact considérable sur l'environnement : 8% de la consommation mondiale en eau, 18% des émissions de gaz à effet de serre et 37% du méthane émis par les activités humaines. A cela s'ajoute la nourriture végétale qui doit être produite pour nourrir des troupeaux de plus en plus grands. D'après le World Ressources Institute, plus d'un tiers de la production mondiale de céréales est utilisée pour nourrir le bétail (56% dans les pays riches).
Consommer moins de viande s'avèrera donc nécessaire au cours des prochaines décennies, mais compenser avec le poisson n'est pas envisageable. Comme le souligne Philippe Cury,  directeur de recherches à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), le nombre de bateaux de pêche est déjà deux à trois fois supérieur aux capacités de reconstitution de la ressource marine. Si ce rythme se poursuit, c'est la totalité des espèces de poissons commerciales qui pourraient disparaître des océans d'ici à 2050. "Il va falloir apprendre à redescendre dans la chaîne alimentaire, sinon il n'y aura plus personne pour manger les espèces du dessous qui se mettent à proliférer, comme les méduses" avertit Gerry Leape, du Pew Environment Group.Concernant l'aquaculture, elle ne pourra pas se développer et devenir une alternative si ses pratiques très polluantes ne sont pas modifiées. L'aquaculture pose aussi le problème de la surconsommation : 4 kilos d'anchois ou de sardines sont nécessaires pour produire 1 kilo de saumon tandis que ce sont jusqu'à 14 kilos de poisson qui sont utilisés pour produire 1 kilo de thon.

Maxisciences
Mardi 2 Mars 2010

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