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Malgré les raids de la coalition, l’EI resserre l’étau sur la ville syrienne de Kobané

Le Parlement turc en débat pour une participation militaire à la coalition anti-jihadistes




Malgré les raids de la coalition, l’EI resserre l’étau sur la ville syrienne de Kobané
Les jihadistes de l'Etat islamique (EI) resserraient jeudi l'étau sur la ville kurde syrienne de Kobané malgré les raids de la coalition, alors que le Parlement turc s'apprêtait à autoriser une intervention militaire en Syrie comme en Irak.
Kobané "s'est vidée à 90% de ses habitants et les villages environnants sont quasiment déserts et contrôlés par l'EI", a précisé l'OSDH qui s'appuie sur un large réseau d'informateurs et de militants.
Il ne resterait ainsi que quelques milliers de civils à Kobané, une cité qui comptait 70.000 habitants avant la guerre et qui avait accueilli un nombre équivalent de réfugiés d'autres régions syriennes. Kobané est défendue par les Unités de protection du peuple (YPG), la principale milice kurde, dont les hommes sont moins bien équipés que les jihadistes.
Du côté turc de la frontière, le bruit continuel des tirs d'obus de mortier était clairement audible. L'OSDH a fait état de nouvelles frappes de la coalition internationale avant l'aube sur l'EI dans le secteur, au lendemain de raids similaires qui n'avaient pas réussi à stopper ce groupe qui veut prendre Kobané pour s'assurer le contrôle sans discontinuité d'une longue bande de territoire le long de la frontière turque.
L'EI, qui contrôle déjà de vastes régions dans le nord et l'est de la Syrie ravagée par plus de trois ans de guerre civile, a lancé le 16 septembre son assaut pour le contrôle de la ville, s'emparant de près de 70 villages et entraînant la fuite d'au moins 160.000 personnes en Turquie. 
Face à la menace grandissante de l'EI, le Parlement turc devait entamer le débat sur une motion autorisant le gouvernement à participer militairement à la coalition anti-jihadistes dirigée par les Etats-Unis et à laquelle prennent part à différents degrés une cinquantaine de pays.
Le texte, qui devrait être largement approuvé, prévoit la possibilité de conduire des opérations en Irak et en Syrie, ainsi que le stationnement ou le passage en Turquie de soldats étrangers qui y prendraient part. Pour le président turc Recep Tayyip Erdogan, les frappes aériennes ne suffisent pas pour venir à bout de l'EI. 
Accusé de crimes contre l'Humanité, l'EI qui compte des dizaines de milliers de combattants dont de nombreux étrangers y compris occidentaux, est responsable de multiples exactions: viols, rapts, exécutions, crucifixions.
Les pays occidentaux craignent de voir ces jihadistes revenir sur leur territoire organiser des attentats, alors que l'EI et Al-Qaïda ont menacé les pays de la coalition de représailles. 
 

AFP
Vendredi 3 Octobre 2014

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