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Malgré le déploiement des observateurs onusiens : Les violences se poursuivent en Syrie




Malgré le déploiement des observateurs onusiens : Les violences se poursuivent en Syrie
Les Etats-Unis se sont dits inquiets lundi de la poursuite des combats dans certaines zones en Syrie, malgré le déploiement d'observateurs internationaux chargés de surveiller le cessez-le-feu dans le pays.
"Nous nous attendons à ce que les observateurs disposent d'une liberté de mouvement totale, d'un accès sans restriction aux Syriens et aux zones de Syrie qu'ils jugent importantes à surveiller", a indiqué la porte-parole du département d'Etat Victoria Nuland à des journalistes. "Nous nous attendons à ce qu'ils aient une liberté totale de communiquer et choisir leur personnel".
Elle a ajouté que les Etats-Unis s'inquiétaient du fait que les forces du président Bachar al-Assad puissent arrêter leurs attaques au mortier pendant la présence des observateurs avant de les poursuivre à leur départ.
"Cela nous inquiète et c'est quelque chose que nous allons suivre au jour le jour", a souligné Mme Nuland.
Un contingent de 30 observateurs internationaux se trouve en Syrie. Un total de 300 autres doit y être déployé la semaine prochaine, à la suite de la résolution 2043 du Conseil de sécurité adoptée samedi.
Trente-quatre personnes ont encore péri lundi dans des violences dans le pays, en dépit de la trêve entrée officiellement en vigueur le 12 avril.
Par ailleurs, trois personnes ont été blessées mardi dans l'explosion d'une voiture dans le quartier commercial de Marjé, dans le centre de Damas, a rapporté la télévision officielle al-Ikhbariya.
"Un groupe terroriste armé a fait exploser une charge dans une voiture dans le quartier de Marjé, blessant trois personnes et causant des dégâts matériels dans les immeubles environnants", selon la télévision.
Cette explosion survient alors qu'une équipe avancée d'observateurs internationaux sont déployés en Syrie pour surveiller un cessez-le-feu quotidiennement violé, dans le cadre d'un plan de sortie de crise proposé par l'émissaire international Kofi Annan. Au cours des derniers mois, plusieurs attentats ont eu lieu dans la capitale visant principalement des installations de services de sécurité.
De son côté, Le président tunisien Moncef Marzouki a estimé que le régime de Damas était "fini" et que Bachar al-Assad finirait par partir "mort ou vivant", dans un entretien publié mardi dans le quotidien pan-arabe Al-Hayat.
"A mon avis, cet homme (Assad) n'est pas prêt à faire de concessions" et "les Russes, les Chinois et les Iraniens doivent se rendre à l'évidence qu'il est fini", a-t-il déclaré, conseillant à Moscou, Pékin et Téhéran, qui soutiennent le chef d'Etat syrien, à "le convaincre de quitter le pouvoir".
"Tu partiras d'une manière ou d'une autre. Tu partiras mort ou tu partiras vivant, et c'est mieux pour toi et pour ta famille de partir vivants", a dit le président tunisien à l'adresse de Bachar al-Assad.
"Si tu as décidé de partir mort, cela veut dire que tu auras causé la mort de dizaines de milliers d'innocents. Assez d'effusion de sang", a ajouté M. Marzouki, dont le pays avait accueilli en février une réunion des Amis de la Syrie.
Il a estimé que le plan de l'émissaire international sur la Syrie, Kofi Annan, "ne réussira pas" car les 300 observateurs -- que le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé d'envoyer sur le terrain -- seront "très insuffisants" pour assurer le respect du cessez-le-feu, constamment violé depuis son entrée en vigueur le 12 avril.
Le plan Annan prévoit, outre la fin des hostilités, le retrait des troupes des villes, la libération des détenus incarcérés dans le cadre de la révolte et l'accès des humanitaires et de la presse au pays.
La Syrie est en proie depuis le 15 mars 2011 à une révolte populaire réprimée dans le sang par le régime de Bachar al-Assad. Les violences ont fait plus de 11.100 morts en 13 mois à travers le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

AFP
Mercredi 25 Avril 2012

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