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Malek: Tout ce qui tend à accompagner les jeunes talents est primordial




Malek: Tout ce qui tend à accompagner les jeunes talents est primordial
Né en 1959, à Aix-en-Provence, Malek Belarbi, plus connu sous le nom de Malek, est un 
compositeur et interprète franco-marocain. Après avoir obtenu son 
baccalauréat en 1978, il poursuit ses études à Montpellier et forme son premier groupe de 
musique, un trio de 
guitaristes jouant en acoustique, dont il était également le parolier. Au cours de ses 30 ans de carrière, il a réalisé une dizaine d’albums réussis. Son tout premier succès était « La Mal-Vie », en 1980. Il a également été, durant plusieurs années, membre du jury de 
Studio 2M. Malek chante en français surtout, mais aussi en « darija » et se dit très fier de sa double culture franco-marocaine. Entretien
 
Libé : Vous êtes un auteur-compositeur-interprète, franco-marocain. Que peut ajouter cette double culture au parcours d’un artiste ?  
 
Malek : De manière très évidente, le multiculturalisme est une ouverture. Et qui dit “ouverture” dit pont entre soi et les autres, ou une envie et un besoin d’aller vers les autres. Il s’agit également de connaître la différence entre vous et autrui, l’accepter, et l’aimer… On peut dire que c’est surtout un besoin de donner, et une envie de recevoir. La multiplicité culturelle étoffe  donc, celui qui a la chance de la vivre, de savoir et de connaissances. Qu’il soit artiste ou pas. Cela grandit l’humain en soi, et par conséquent, fait grandir son talent. 
 
Comment évaluez-vous votre parcours, vos 30 ans de carrière ? 
 
Pour être tout à fait honnête, je n’évalue rien. Car cela reviendrait à faire une espèce de bilan de fin de parcours. Or, je suis encore et toujours en train de rechercher la musique ou le texte idéal. Je ferai donc un bilan quand j’aurai des certitudes. Et ça n’est pas le cas du tout ! Pour moi, je suis toujours à mes débuts.
Tout jeune, vous avez été influencé aussi bien par de talentueux musiciens marocains et arabes que par de grands chanteurs comme Brel, Brassens ou Dylan.
J’ai surtout été influencé par la pop-rock des années 70. Et ça a mis le feu aux poudres de mon adolescence... Plus tard Brassens, pour cet humour extraordinaire, et cette rigueur de l’écriture. Parallèlement à tout, j’adorais Fayrouz. Elle a toujours déclenché une émotion incroyable en moi, et c’est toujours le cas. Avec Fayrouz, il se passe quelque chose de cosmique. On n’est pas loin du surnaturel. Mais, il faut dire que j’aime beaucoup d’autres choses.    
 
Vous avez été, durant plusieurs années,  membre du jury de « Studio 2M ». Est-ce un exercice difficile ?   
 
Tout ce que l’on fait en donnant le meilleur de soi-même, en s’imposant une rigueur sans faille, et en n’étant jamais complaisant avec soi-même, est un exercice difficile. De plus, pour ce domaine de découverte de jeunes talents, vous n’avez pas du tout le droit de trahir la confiance que ces jeunes mettent en vous. Ceci est une vraie mission. 
 
Et que pensez-vous de ce genre d’émissions, consacrées à la découverte de jeunes talents ? 
 
Je pense que tout ce qui tend à accompagner des jeunes qui désirent aller au bout de leurs rêves est primordial. Nous l’avons fait dans le domaine de la chanson, avec pour unique mission, de faire profiter des gamins de notre expérience et de leur transmettre ce qu’on sait faire. Puisque transmettre est un acte majeur, et la télé sert exactement à cela. Maintenant, il faut que ce genre d’émissions s’étende à d’autres domaines, parallèlement à ce qui est artistique, toujours avec le même principe de la transmission.
 
Votre dernier album « Lhssad » (Moisson) est sorti en 2008. Avez-vous des projets pour l’avenir ? 
 
Je travaille sur plusieurs duos avec des artistes très différents. Le premier est sorti il y a quelques mois: “Un pays où..” avec Sabrine El Koulali. Je viens également de monter, parallèlement, une nouvelle formation musicale. D’autre part, je remonte sur scène après longtemps et cela me fait du bien. J’ai également un projet, quasi abouti, de duo sur scène avec Nabil Khalidi. Voix, oud et guitare, il faut dire qu’on se régale à jouer 
ensemble.
 
 
Discographie
1987 : El Maya (La Mal-Vie)
1990 : Malek 90 (Je chante)
1992 : Instrumental
1994 : Ana Ma’ak
1997 : Assrar (Ma bka lina Amal)
2000 : Et retrouver la paix.. (A Tanger)
2004 : Et demain m’attendra (Leili Touil)
2008 : Lhssad (Mchate,Izdar)
2013 : Un Pays ou..., single, duo avec Sabrine El Koulali 

Propos recueillis par Mehdi Ouassat
Samedi 12 Juillet 2014

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