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Malal évoque l’impact écologique de l’extension du port d’Essaouira




A l’occasion d’une rencontre qui a réuni samedi 7 mai courant le bureau du Conseil de la région de Marrakech-Safi d’une part, et le ministre de l’Equipement d’autre part, Mohammed Malal, parlementaire d’Essaouira et quatrième vice-président du Conseil de la région, a interpellé le ministre de l’Equipement au sujet de l’impact écologique du projet d’extension du port. L’intervenant a évoqué à la fois le manque d’information sur ledit projet, tout en demandant d’accorder la priorité aux effets écologiques néfastes constatés au niveau de la corniche.
Le ministre de l’Equipement s’est engagé à cet effet à dépêcher une commission ministérielle à Essaouira pour faire le constat des lieux.
A rappeler que les premiers effets nocifs du projet d’extension du port sur le plan écologique ont été constatés au niveau de la corniche dont une partie a connu une spectaculaire remontée du niveau du sable d’1,30 m en trois mois seulement. En cause, le changement du mouvement des vagues dû aux nouvelles infrastructures mises en place dans le cadre dudit projet. Cette partie de la plage s’est transformée en zone de sédimentation à cause de sa faible largeur.
Ce problème écologique interpelle les différents intervenants à la lumière de la loi 81.12 relative au littoral qui vise la préservation et la gestion durable de ce dernier dont en particulier la prise en compte du problème de l’environnement affectant ce domaine.
Cette loi s’est fixé plusieurs objectifs : l’implication des associations, du secteur privé et des collectivités territoriales concernées dans la prise de décisions relatives à la gestion du littoral, la préservation des équilibres biologiques et écologiques, du patrimoine naturel et culturel, des sites historiques et archéologiques, des paysages naturels et la lutte contre l'érosion du littoral, la prévention, la lutte et la réduction de la pollution et de la dégradation du littoral et la réhabilitation des zones et des sites pollués ou détériorés. Cela nécessite l’adoption d’un plan national du littoral et des schémas régionaux compatibles et en parfaite harmonie avec les documents d’aménagement du territoire, la garantie de la gratuité et du libre accès au rivage ainsi que la promotion d’une politique de recherche et d’innovation en vue de valoriser le littoral et ses ressources.
S’agissant  des mesures de protection et de conservation, la loi interdit toute  atteinte à l'état naturel du rivage. Elle institue, à cet effet, une zone non constructible, adjacente au littoral d’une largeur de 100 m, et une autre zone de retrait des infrastructures de transport d’une largeur de 2000 m.

Abdelali Khallad
Jeudi 12 Mai 2016

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