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Majorité et opposition parlementaires invitées à réfléchir aux grandes réformes

Après Jettou, grand oral de Benkirane devant les députés mardi




Majorité et opposition parlementaires invitées à réfléchir aux grandes réformes
Le grand oral du président de la Cour des comptes devant le Parlement, face aux députés et conseillers réunis en une seule séance  a fait oublier, ou presque, la lune de fiel entre gouvernement et opposition parlementaire. Mercredi, Driss Jettou a ouvert le bal de présentation des rapports des institutions devant le Parlement conformément à la Constitution adoptée en juin 2011. « On était dans le vrai débat, les vrais sujets, les vrais dysfonctionnements qui demandent solution. On était en tout cas très loin du niveau zéro de la pratique parlementaire confrontée depuis aux insultes proférées par  un  ministre à l’encontre d’élus de la Nation », soupire cette députée de l’opposition
D’un groupe parlementaire à l’autre, la réhabilitation de l’action parlementaire fait figure de priorité nodale. Dans les grands couloirs aux rideaux rouges de la Chambre des représentants, c’est la même itération. « On a assisté à une dégradation des mœurs politiques sans précédent. La pratique parlementaire est aujourd’hui aux antipodes de ce que prévoit la Loi fondamentale. Nous assistons à un recul net. Nous ne sommes même pas au niveau de la Constitution de 1996 », affirme péremptoire Driss Lachguar, le président du Groupe parlementaire socialiste de la Chambre basse. Plus que jamais, il s’agit de reprendre la main en réhabilitant le Parlement et surtout ce qui se passe sous la Coupole. Des mesures parfois symboliques contribuent à changer la donne. Exemple, à la Chambre des représentants, la séance des questions orales n’aura plus lieu en fin de matinée à 11h –un temps mort au cours duquel personne n’était en mesure de suivre la séance. Désormais, cette séance constitutionnelle de contrôle débutera à 14 heures. « Et le matin, les groupes parlementaires pourront tenir leur réunion », précise D. Lachguar.
A la présidence de la Chambre, on a conscience des défis et enjeux : c’est à travers l’encadrement politique que la démocratie pourra être ancrée. Les parlementaires doivent jouer leur rôle tel que défini par la Constitution.  « C’est pourquoi décision a été prise de soumettre au débat parlementaire le rapport présenté par le président de la Cour des comptes », affirme le président du perchoir, Rachid Talbi Alami. L’ambition va plus loin encore.  Majorité et opposition seront invitées  à réfléchir à des réformes essentielles, celles des Caisses de compensation et des retraites et d’en faire la proposition. La perspective est ambitieuse : faire du Parlement une force de proposition pour les grandes réformes. 
 
El Yazami chez les
députés en juin prochain
Les grands  débats font leur entrée dans l’Hémicycle et dans la foulée les dispositions de la Constitution sont exécutées.  Dans quelques jours, ce sera au tour de la Chambre des conseillers d’accueillir Nizar Baraka, le président du Conseil économique, social et environnemental qui présentera un rapport  de l’institution. En juin, les députés ouvriront leurs portes au président du Conseil national des droits de l’Homme, CNDH. A la tribune de la Chambre basse,  Driss El Yazami va décliner le rapport d’activités du conseil aux destinées duquel il préside. « A travers cette invitation du CNDH et tout en nous soumettant à un exercice que stipule la Constitution, l’objectif est double. D’abord mettre en exergue le travail que mène le CNDH, une institution qui obéit aux principes de Paris et ensuite donner à voir à l’international les avancées réalisées  par le Maroc en termes de droits humains et de libertés », soutient ce proche du nouveau président de la Chambre des représentants. 
Ce mardi 27 mai, le chef du gouvernement est attendu à la Chambre des représentants pour la séance mensuelle d’interpellation relative à la politique générale de l’Exécutif. L’exercice s’annonce risqué pour celui qui est aux commandes du gouvernement. Après la prestation de Driss Jettou, un ancien Premier ministre, Benkirane résistera-t-il à la comparaison ? 

Narjis Rerhaye
Vendredi 23 Mai 2014

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