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Majida Khattari expose à la galerie d’art «L’Atelier 21» : “Orientalismes“ présentés à Casablanca




L’artiste plasticienne Majida Khattari expose ses œuvres récentes à la galerie d’art L’Atelier 21 à Casablanca, du 9 mars au 23 avril 2010.
Née en 1966 à Erfoud, Majida Khattari a fait ses études à l’Ecole des Beaux-Arts de Casablanca puis aux Beaux-Arts à Paris.
Depuis 1996, Majida Khattari crée des défilés-performances inspirés de la situation des femmes dans les sociétés arabes. Elle met en scène des modèles qui portent des vêtements-sculptures qu’elle a préalablement conçus et fait réaliser.
Elle scénarise ses performances et fait appel au chant, à la musique et à la danse. Les vêtements-sculptures (tels Espace limite, Robe serpent, Robe boulets, Tchador de la république, Robe puissance ou Robe pétition) traitent du statut de la femme, mais se réfèrent également à l’actualité politique, aux questions de laïcité et de religion. En parallèle, l’artiste réalise des photographies, des installations, des vidéos et des films.
Dans son exposition à la galerie d’art l’atelier 21, intitulée “Orientalismes“, Majida Khattari revisite et recrée les clichés qui dominent la peinture orientaliste. En reconstituant des décors inspirés des célèbres compositions orientalistes, Majida Khattari « contemporanise » ses personnages en les dotant d’un statut incertain qui tient à la fois du fantasme et de la réalité photographique.
Difficile de savoir si Majida Khattari orientalise ou désorientalise l’Orient dans ses tableaux photographiques : on y retrouve la liberté  et la sensualité qu’avaient fait découvrir à l’Occident les peintres  orientalistes, mais les codes et expression visuelles de la représentation y sont imperceptiblement déplacés et détournés, dans un  foisonnement et une saturation poussés au maximum.
L’accumulation des étoffes précieuses répond aux expressions des figures qui condensent intensément plaisir, promesse, sensualité, brutalité, effroi….
L’élévation d’écheveaux de laine au titre de parures impulse une tension brute, presque hostile, à l’expression des sentiments.
En artiste indisciplinée, elle reprend et bouscule les codes orientalistes et redonne son inquiétante étrangeté à une excentricité qui était devenue presque familière.
Les œuvres de Majida Khattari ont intégré de prestigieuses collections, dont celles du Musée national d’Art contemporain du Centre Pompidou à Paris. Elle vit et travaille à Paris.


Libé
Mercredi 3 Mars 2010

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