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Madame Arlette Soudan-Nonault, ministre du Tourisme et des Loisirs du Congo-Brazzaville “L'expertise marocaine dans le domaine touristique est une source d'inspiration pour le Congo”




Le Maroc cumule une longue expérience dans le domaine touristique et jouit d’une expertise reconnue dont la République du Congo
souhaite s’inspirer. C’est le fond du message de la ministre du
Tourisme et des Loisirs du Congo, Arlette Soudan Nonault, qui a choisi le Royaume pour sa première visite officielle à l’étranger
entre le 13 et le 17 juin derniers.


Libé : Vous venez d’effectuer une visite au Maroc où vous avez rencontré des responsables du ministère du Tourisme. Que pensez-vous des différents échanges que vous avez eus avec ces derniers ?
Arlette Soudan-Nonault : Ce sont des échanges instructifs et fructueux. Le Maroc est un grand pays avec lequel le Congo entretient des relations de coopération Sud-Sud depuis des décennies. C’est également un grand pays touristique, dont l'expérience et l'expertise dans ce domaine sont reconnues. Pour le Congo c'est une source d'inspiration.
Le Maroc a une belle avancée dans le domaine touristique. Comment comptez-vous tirer profit de cette expérience, sachant que la coopération dans ce domaine avec le Congo est quasiment inexistante ? Envisagez-vous de définir une stratégie commune pour renforcer cette coopération?
Cette coopération existe, puisque nous avons noué un partenariat dans le domaine de la formation hôtelière. Mais il est vrai qu'elle doit se renforcer. C'est la raison pour laquelle j'ai présenté à mes interlocuteurs notre nouvelle politique touristique, basée sur la volonté affirmée du gouvernement de faire décoller la destination Congo.

Au cours de votre entretien avec votre homologue marocain, vous avez examiné les différents moyens d’attirer davantage d’investisseurs marocains au Congo. Quels sont aujourd’hui les chantiers qui pourraient intéresser ces derniers ?
Effectivement, j'ai eu une séance de travail avec le ministre Lahcen Haddad, dont je voudrais saluer l'intérêt et la compétence. Au cours de notre échange, j'ai exposé les secteurs susceptibles d'intéresser les investisseurs marocains, en particulier les parcs de loisirs et d'attractions, le développement des sites côtiers, la création du Zoo de Brazzaville, etc.

Les autorités marocaines fixent à 84 le nombre d’étudiants congolais formés au Maroc depuis la création des EFTH (Ecoles de formations hôtelière et touristique). Espérez-vous  revoir à la hausse cet effectif en tenant compte des besoins du Congo dans ce domaine?
Bien sûr. Mais nous voulons aussi créer, au Congo, des instituts de formation hôtelière avec l'aide et l'expertise du Maroc. C'est une priorité.

Plusieurs infrastructures ont été réalisées en vue de booster le tourisme national. Pouvez-vous nous donner votre appréciation sur l’impact que ces réalisations ont eu sur le tourisme? La transformation du Congo en eldorado touristique ne se fera pas en une année. Au-delà des partenariats avec des pays plus avancés dans le domaine comme le Maroc, quelle stratégie allez-vous adopter pour atteindre cet objectif?
La politique de municipalisation accélérée, impulsée par le Président Sassou-Nguesso, a eu pour effet le désenclavement des départements, par la création d'aéroports, de routes, d'hôtels, de bâtiments administratifs, etc. Ce qui facilite donc l'accès aux sites touristiques et permet de développer le tourisme local. J'insiste sur ce point: le tourisme est un facteur d'unité nationale. Plus les gens voyagent à l'intérieur de leur pays, mieux ils se connaissent, et plus ils s'acceptent avec leurs richesses et leurs différences. Je ne connais pas meilleur moyen autre que le tourisme, pour lutter contre ce que le Président appelle les « anti-valeurs », en particulier l'intolérance, l'exclusion et le tribalisme qui nous ont fait tant de mal. Pour les Congolais comme pour les touristes étrangers, la ministre du Tourisme et des Loisirs nourrit de grandes ambitions. J'ai scindé le Congo en trois grandes zones de développement. Je suis en train de créer dans chacune d'elles, des bureaux d'information touristique. Je veux également rendre crédible la destination Congo. J'y travaille chaque jour.

Propos recueillis par Alain Bouithy
Vendredi 1 Juillet 2016

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