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Lleyton Hewitt: “Nadal, celui que je préfère”




Lleyton Hewitt: “Nadal, celui que je préfère”
Lleyton Hewitt n'a jamais laissé les fans de tennis insensibles. Mais qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, l'Australien s'en moque. "Sur le court, je suis naturel. Je me suis toujours motivé comme ça et je mets du coeur dans tout ce que je fais", confie-t-il au Herald Sun dans une interview fleuve. Et dans ses propos aussi, le joueur ne se cache pas quand il faut donner son avis, notamment sur ses congénères. Si Novak Djokovic aime amuser le public avec ses imitations, il n'a pas conquis l'Australien. "Oui… il est drôle… mais nous ne sommes pas spécialement amis. Il ne plaisante pas beaucoup dans le vestiaire et reste surtout avec les joueurs serbes ou croates," confie Hewitt.
Et Roger Federer ne soulève guère plus d'enthousiasme chez lui: "C'est un bon gars, mais personne n'est vraiment proche de lui. Il est distant avec tout le monde. Nous nous sommes cependant toujours bien entendus." Mais il reconnaît que le Suisse est l'un des rares joueurs à l'avoir impressionné, notamment lors de la finale de l'US Open 2004 alors qu'il n'avait pas perdu un set avant de s'incliner en trois. "C'est un joueur imprévisible car il a une telle variété de coups, analyse l'Australien. Les autres joueurs ont des points faibles et on peut facilement les cerner. Quand son revers ne fonctionne pas, il va commencer à slicer et son slice est le meilleur du circuit".
Seul Rafael Nadal semble trouver grâce à ses yeux, sur et en dehors du court. "C'est celui que je préfère regarder jouer, avec lequel je préfère m'entraîner. Pour tout en fait, confie Hewitt. Le fait qu'il ne lâche jamais rien est fabuleux." L'ex-numéro un mondial doit sans doute apprécier chez le roi de Roland-Garros cette hargne qui fut si longtemps sa marque de fabrique. "Il est toujours le dernier à se lever au changement de côté. Il prend tout son temps. Même pour le toss, il est toujours en train de faire des bonds sous votre nez. Le public ne le voit pas, mais il frappe la balle très fort à l'échauffement. Il impose sa présence sur le court," raconte Hewitt au sujet du pouvoir d'intimidation du joueur ibérique. "Les gars ont ainsi en tête à quel point il est fort et qu'ils vont devoir subir ça pendant des heures avant de pouvoir le battre. Ils sont battus avant même d'entrer sur le court. C'est pour ça que je l'adore. Son message est clair : 'Il va falloir me tuer pour me battre'".
Hewitt : "Les joueurs
sont frustrés"
Hewitt ne cherche pas à se faire d'amis sur le circuit. "Je reste avec mon staff, ma famille et les gens en qui j’ai confiance", explique l'ancien vainqueur de Wimbledon. Il fut d'ailleurs longtemps en froid avec le clan argentin à la suite d'une altercation avec Juan Ignacio Chela "qui m'avait craché dessus en Australie" et un coup de chauffe avec David Nalbandian – "Je ne suis pas un grand fan du gars", même si Juan Martin Del Potro est l'un de ses meilleurs amis. Mais quand il faut donner de la voix pour défendre ses collègues, il n'hésite pas. Notamment au sujet du dopage.
"Je pense que de nombreux joueurs sont frustrés de voir que ceux qui se sont fait coincer une fois ou deux peuvent revenir après six mois ou un an de suspension", reproche Hewitt. Selon lui, la plus grande offense faite aux joueurs fut le cas Mariano Puerta : "Il a pourri tout le tournoi de Roland-Garros 2005 parce qu'il était dopé. Il a éliminé de grands joueurs, a atteint la finale et, merci mon Dieu, s'est incliné face à Nadal. Au moins, nous avions un vainqueur digne. Mais 18 mois plus tard, il a pu rejouer. C'est la seconde infraction. Cela frustre tous ceux qui font les choses honnêtement. Ils doivent s'en contenter." La trentaine passée, Hewitt a donc visiblement toujours la même hargne. Sur et en dehors des courts.
La retraite n'est pas
pour maintenant
Pour beaucoup, Lleyton Hewitt aurait déjà dû ranger ses raquettes. A 31 ans, et après 15 saisons sur le circuit ATP, l’Australien a accumulé les pépins physiques. "Quand vous vieillissez, tout devient douloureux, explique-t-il au journal australien Herald Sun. Pour Pat Rafter, c'était le haut du corps. Pour moi, ce sont les hanches, le genou et maintenant, le pied".
Les médecins lui auraient même conseillé de prendre sa retraite après une énième opération à un orteil en 2012 qui faisait suite à une opération au pied gauche en 2011 et à la hanche droite l’année précédente. "J'ai discuté avec quatre-cinq chirurgiens à travers le monde. Et ils m'ont tous dit la même chose : 'Raccrochez'. Ils disaient que si je subissais cette opération (du pied) alors je ne pourrai plus jouer", ajoute l'Aussie.
Mais l'Australien a pu compter sur son fort caractère pour déjouer les pronostics: "J'ai eu sans doute plus de blessures que la plupart des joueurs. Cette fois, une petite partie de moi voulait y aller et prouver à tous qu'ils avaient tort." Il sera donc bien présent à Brisbane le 1er janvier prochain pour attaquer une nouvelle saison.
Et si physiquement, le numéro 83 à l'ATP ne sera pas encore au top, il a en tout cas la langue toujours bien pendue.

Eurosport
Vendredi 28 Décembre 2012

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