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Limogeage du patron du Fisc américain




Limogeage du patron du Fisc américain
Barack Obama a limogé le directeur par intérim du fisc américain (IRS), Steven Miller, en réaction à la controverse provoquée par le ciblage de groupes conservateurs par des agents des impôts.
Le secrétaire au Trésor, Jack Lew, a demandé la démission de Steven Miller, réclamée par l’opposition, dans l’espoir de rétablir la confiance de l’opinion dans l’Internal Revenue Service, a déclaré le président américain lors d’une courte intervention mercredi à la Maison blanche.
«Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour garantir que de tels faits ne se reproduisent pas», a dit Barack Obama, qui a promis d’oeuvrer avec le Congrès à l’élaboration de nouvelles normes de régulation.
Le président américain s’est dit déterminé à régler les problèmes affectant l’IRS et a promis que les employés mis en cause seraient tenus responsables de leurs actes «scandaleux».
S’exprimant dans la roseraie de la Maison blanche, Obama a précisé ne pas avoir été au courant de l’affaire avant les révélations publiées par la presse.
La Maison blanche a ensuite annoncé qu’Obama avait décidé de nommer provisoirement Danny Werfel, conseiller de la présidence pour les affaires budgétaires, en remplacement de Miller à la tête de l’IRS.
L’IRS focalise la colère de l’opposition républicaine depuis les déclarations de l’une de ses responsables, Lois Lerner, qui a reconnu vendredi que des groupes dont le nom comportait les mots «Tea Party» ou «Patriote» avaient été ciblés ces dernières années en vue d’un contrôle accru pour leurs demandes d’exonération fiscale.
Même si elle a dit que la Maison blanche n’avait joué aucun rôle dans cette sélection, le scandale embarrasse le gouvernement fédéral, déjà attaqué pour sa gestion de l’assaut contre le consulat de Benghazi, en Libye, le 11 septembre 2012 et, tout récemment, pour la saisie par le ministère de la Justice de relevés téléphoniques de journalistes de l’agence Associated Press.
 Outre le limogeage du patron de l’IRS, le président américain a rendu publics des courriels au sujet de l’attaque de Benghazi et a ressuscité une proposition de loi de 2009 sur la protection des sources des journalistes.
«C’est la reconnaissance tardive du fait qu’Obama a des ennuis», juge Jack Pitney, professeur de sciences politiques au Claremont McKenna College, en Californie. «La question est de savoir si c’est trop peu et trop tard.»
Dans un rapport publié mardi, l’inspecteur général de l’administration fiscale (TIGTA), organe de tutelle de l’IRS dépendant du département du Trésor, a fustigé les erreurs de gestion et de communication au sein du fisc. Le TIGTA fait remonter à mars 2010 ce tri opéré par les agents des impôts.

Reuters
Samedi 18 Mai 2013

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