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Libye: les opposants occupent la ville de Yafran




Les insurgés libyens sont entrés lundi dans la ville de Yafran, à environ 120 km au sud-ouest de Tripoli, a rapporté un photographe de Reuters sur place.
La ville semble avoir été désertée par les forces de Mouammar Kadhafi.
"Les insurgés disent qu'ils ont pris la ville", a dit ce photographe. "Nous sommes dans la ville (...) Il n'y a aucun signe de présence des forces de Kadhafi."
"Je vois des drapeaux des insurgés (...) Nous avons vu des affiches et des portraits de Kadhafi détruits", a-t-il ajouté.
Le représentant spécial du président russe pour la coopération avec les pays d'Afrique, Mikhaïl Marguelov, devait, par ailleurs, se rendre hier à Benghazi où il devrait avoir des entretiens avec les représentants de l'opposition libyenne.
«A Benghazi, je dois rencontrer les chefs du Conseil national de transition (CNT)», notamment Mustafa Abdel-Jalil, Omar El-Hariri et Mahmoud Jibril, a déclaré M. Marguelov, cité par Ria Novosti.
Evoquant la situation en Libye, le responsable russe a indiqué que le président Dmitri Medvedev «prône fermement la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de la Libye». Il a souligné, dans ce sens, qu'«une Libye démocratique et unie est nécessaire au monde arabe, à l'Afrique et à la communauté internationale», tout affirmant que «les Libyens sont capables de décider d'eux-mêmes de leur avenir et de régler leurs problèmes». D’un autre côté, le gouvernement suisse a donné son feu vert lundi à l'ouverture d'une enquête pénale contre la Libye dans l'affaire de l'enlèvement de deux ressortissants suisses Rachid Hamdani et Max G ldi, a annoncé le ministère public de la Confédération. La Libye est suspectée de prise d'otage, extorsion et chantage.
Le MPC avait présenté sa demande au Conseil fédéral en mars 2011, après que le Département fédéral des affaires étrangères avait porté plainte contre inconnu. Conformément aux dispositions légales, la poursuite des infractions politiques est soumise à l'autorisation du Conseil fédéral. Selon le gouvernement, aucun motif de nature politique ne s'oppose à l'ouverture d'une procédure pénale.
Au plus fort de la crise, les deux hommes d'affaires avaient été attirés par la ruse hors de l'ambassade de Suisse à Tripoli et maintenus en détention durant sept semaines, dans un lieu tenu secret.
Rachid Hamdani avait été relâché le 23 février 2010 après avoir été retenu durant 19 mois en Libye. Max G ldi avait pu regagner la Suisse le 14 juin 2010 après deux ans.
Leurs soucis avaient commencé après l'arrestation en juillet 2008 à Genève d'un des fils du dictateur libyen, Hannibal Kadhafi, soupçonné d'avoir maltraité des domestiques. La mise sur pied du tribunal arbitral censé faire la lumière sur ce volet genevois de l'affaire a été suspendue dans le sillage des événements récents en Libye.

REUTERS et AP
Mardi 7 Juin 2011

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