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Libye : La délivrance …




Tripoli est déjà entre les mains des rebelles. Pas le quartier Al Azizia où quelques centaines de soldats, fidèles au dictateur, continuent de résister. Si des informations concernant les fils de Kadhafi ont été vite relayées par les agences de presse et les chaînes de télévision internationales, le sort du colonel reste inconnu jusqu’à présent.
Ce qui est sûr, c’est qu’il n’a plus d’avenir. La liesse dans laquelle baignaient des centaines de personnes dans la place des martyrs, nouvelle appellation de l’ancienne place verte, a permis au monde entier de voir de près que le régime Kadhafi relève désormais du passé. Une parenthèse de 42 ans a été tournée, une fois pour toutes.
Au vert dominant, l’on a vu s’adjoindre les couleurs rouge et noire. Les haut-parleurs des mosquées saluaient le crépuscule de l’ère Kadhafi. Puissants sur le terrain, les rebelles imposent leur loi sur le plan symbolique. De part et d’autre, les réactions foisonnent. Les félicitations d’abord, les recommandations pour éviter des actes de revanche ensuite.
Voilà pour le tableau informatif. Qu’en est-il de l’avenir?  Les expériences des révolutions tunisienne et égyptienne ont découragé plus d’un quant à l’utilité d’un sursaut populaire … l’intervention des puissances internationales ne facilite pas trop la tâche des Libyens, certes. Mais, il faut en tirer les enseignements nécessaires. Le premier point reste la préservation de l’indépendance de la décision politique libyenne. Un passage important pour la cohésion des composantes de la révolution.
Ensuite, il y a lieu de prévaloir les principes des droits humains, à l’égard de toutes les personnes arrêtées et veiller à la sauvegarde des propriétés privées et publiques. Les libyens devraient être plus vigilants au niveau de la gestion de la phase transitoire. Préserver les institutions nécessaires et mettre en place d’autres susceptibles d’organiser l’espace public.
 Les dirigeants du CNT en sont conscients. Leur président a été clair : « Tolérance et retenue, et seule la justice devrait être à même de réhabiliter les Libyens dans leurs droits. Personne ne doit se faire justice lui-même». Le premier discours de Mustapha Abdeljalil, président du CNT, après la chute de Tripoli a été clair et rassurant. Il augure d’un Etat libre et moderne où règnent la transparence, l’égalité et les droits humains.

Mustapha Elouizi
Mercredi 24 Août 2011

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