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Libertés syndicales: Le Premier ministre interpellé




Il n’a fallu qu’un trimestre pour que certains syndicats signataires, en avril, du PV des accords du dialogue social, montent au créneau. Cette fois-ci, leur demande n’est ni sectorielle ni à caractère matériel. Les violations des libertés syndicales tant au niveau du secteur public que privé les ont poussés à saisir directement le Premier ministre pour lui demander d’intervenir afin que soit mis un terme à ces atteintes aux droits des travailleurs. C’est l’unique voie pour l’Exécutif de respecter non seulement ses engagements nationaux mais aussi internationaux  découlant de la ratification de plusieurs conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT).
Dans la lettre qu’il  vient d’adresser  au Premier ministre, le secrétariat national de l’UMT a rappelé que  lors des différents  rounds du dialogue social, il a toujours veillé à ce que les libertés syndicales soient respectées.
Selon des syndicalistes de la FDT, les violations des libertés syndicales font partie des réalités quotidiennes dans nombre d’entreprises et de secteurs.  C’est un constat que l’on ne peut, malheureusement, pas nier.
Celles qui ont été dénoncées auprès de la Primature et qui nécessitent une intervention urgente  concernent particulièrement les ouvriers des Moulins de Meknès-Gharb, les employés d’Autoroutes du Maroc, les ouvriers des secteurs du textile, du cuir et du prêt-à-porter, entre autres.
Cette situation marquée par nombre de violations des dispositions du Code du travail notamment la fermeture de plusieurs unités de production,  licenciement  abusif des syndicalistes, etc., risque d’empirer au moment où le pays vient de se doter d’une nouvelle Constitution qui devrait renforcer les libertés publiques, syndicales, les droits économiques et sociaux et une base solide à même d’instaurer une justice sociale.
A Casablanca,  souligne la lettre du secrétariat national, la quasi-totalité des secteurs productifs connaissent des violations des lois et des droits, notamment dans les secteurs de la chimie, de l’acier,  du textile, du cuir, de la restauration et des services ainsi que de l’alimentation générale et des télécommunications. D’où la recrudescence des tensions sociales dans la capitale économique.

LARBI BOUHAMIDA
Vendredi 29 Juillet 2011

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