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Liberté provisoire pour les détenus de Brahma Cherkaoua à Mohammédia : Distribution de lots de terrain aux bidonvillois




Liberté provisoire pour les détenus de Brahma Cherkaoua à Mohammédia : Distribution de lots de terrain aux bidonvillois
C’est à 12h30, mardi 25 janvier, que le militant, Me Abdeslam El Bahi, avocat volontaire du «Comité de la défense et de l’action pour la libération des détenus de Brahma et de la solidarité avec les victimes des intempéries et de l’exclusion», a annoncé la décision du juge d’instruction : la libération des six détenus. Une décision qui met fin au calvaire vécu par les familles des victimes et par tous les bidonvillois depuis le 1er décembre 2010, jour de leur arrestation.
Les détenus ont fait leur entrée à Mohammedia aux alentours de 17h00, sous les regards bienveillants des habitants de Mohammedia et des quartiers populaires de Casablanca. Les habitants ont exprimé leur joie par des chants, des slogans et des embrassades tout en agitant les banderoles du comité et les photos des ex-détenus.
Cette joie, celle des bidonvillois qui ont obtenu gain de cause à l’issue d’une lutte acharnée, n’est pas déméritée. Mardi 25 janvier, les militants s’étaient donné rendez-vous une fois de plus devant la Cour d’appel de Casablanca pour réclamer la libération des détenus et leurs droits à des logements décents. Si leur problème n’est pas encore totalement résolu, les bidonvillois peuvent se féliciter d’avoir obtenu la libération des victimes et prouvent que le courage et la volonté sont leurs meilleurs atouts pour la reconnaissance et l’obtention de leurs droits. Bien qu’ils aient été libérés, les ex-détenus attendent toujours leur jugement et risquent jusqu’à 5 ans de prison. Une sentence qui serait toujours injustifiée, mais qui remplace une peine initiale pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison.
Des actions ont déjà été entreprises pour les habitants des bidonvilles. On constate la démolition de certains habitats dans l’optique d’en reconstruire de meilleurs, mais la situation ne s’améliore pas pour tout le monde, puisqu’ils sont encore nombreux à attendre des réponses et des actes pour l’amélioration de leurs conditions de vie. D’où un autre sit-in qui a également eu lieu ce mardi 25 janvier devant le tribunal de première instance de Casablanca. Les militants étaient déterminés à se battre et la récompense de leurs efforts, qu’ils obtiennent au compte-gouttes, ne peut que les encourager à agir davantage.
Rappelons que le bidonville Brahma Cherkaoua est aujourd’hui  complètement rasé, les familles ont bénéficié de lots de terrain (80 à 86 m2 pour 2 familles : RC+2), contre 20.000 DH par foyer. Subsistent encore trois baraques dont le problème est en voie de résolution. Les officiels leur ont promis des facilités de paiement étalé sur plusieurs années.

Mae Ait Bayahya
Jeudi 27 Janvier 2011

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