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Liban : Saad Hariri renonce à former le prochain gouvernement




Sollicité pour former le prochain gouvernement libanais au lendemain de la reconduction de sa majorité parlementaire, il y a dix semaines, Saad Hariri a renoncé jeudi à cette tâche, accusant l'opposition de lui mettre des bâtons dans les roues.
Conduite par le Hezbollah, Amal - autre parti chiite -, et le Courant patriotique du chrétien Michel Aoun, cette dernière a récusé la liste d'unité nationale soumise lundi au président Michel Souleïmane par le fils de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, assassiné en février 2005.
Selon l'accord de partage du pouvoir conclu entre factions libanaises, le gouvernement d'unité nationale devait comprendre 15 ministres du Courant du futur de Hariri, 10 de l'opposition et cinq autres choisis personnellement par le chef de l'Etat, lui-même élu il y a un an par consensus.
"J'ai dit aujourd'hui au président Souleïmane que je renonçais à former un gouvernement et j'espère que cette décision servira les intérêts du Liban", a déclaré Saad Hariri, dont le renoncement pourrait préluder à une nouvelle crise politique prolongée.
Le milliardaire sunnite soutenu par l'Arabie saoudite et l'Occident, auquel le président Souleïmane va maintenant devoir choisir un remplaçant crédible, a précisé avoir procédé à "une multitude de consultations qui se sont systématiquement heurtées à de l'obstruction".
L'ex-général Aoun, qui est à la tête du plus important groupe parlementaire chrétien, a vainement insisté auprès de Hariri pour que son gendre Gebran Bassil garde son portefeuille des Télécommunications et ce dernier a renvoyé l'accusation d'obstruction au fils de l'ancien Premier ministre.
Saad Hariri a dit espérer que son effacement permettrait de "faire tourner la roue d'un dialogue qui s'achèvera par la formation d'un gouvernement", mais il n'est pas exclu que Souleïmane le charge à nouveau de la même mission.
Le président est en effet tenu d'appeler une personnalité disposant du plus large soutien à la Chambre des députés, où domine l'alliance formée par le Courant du futur de Hariri, le Parti socialiste progressiste du chef druze Walid Djoumblatt, le Parti phalangiste de l'ex-président Amin Gemayel et les Forces libanaises de Samir Geagea.
Aux yeux des analystes, les difficultés rencontrées pour former le gouvernement sont partiellement dues à l'incapacité des deux puissants "parrains" du Liban - l'Arabie saoudite et la Syrie - à persuader leurs poulains locaux de transiger.
En attendant le règlement de cette énième crise politique, le gouvernement sortant dirigé par le Premier ministre Fouad Siniora, un financier proche du défunt Rafic Hariri et de son fils, expédie les affaires courantes.

Reuters
Samedi 12 Septembre 2009

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