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“Les yeux secs” projeté à Barcelone

Cycle du cinéma marocain contemporain et des droits de l'Homme




“Les yeux secs” projeté à Barcelone
Le coup d'envoi du cycle du cinéma marocain contemporain et les droits de l'Homme a été donné, mardi soir, à la filmothèque de la ville catalane de Barcelone avec la participation de 13 réalisateurs marocains. Ce cycle, qui se poursuivra jusqu'au 29 courant sous le thème "Après Tanger. Le Maroc d'aujourd'hui", est supervisé par l'écrivain et professeur universitaire marocain, Larbi El Harti, et le poète espagnol David Castillo.
La cérémonie d'ouverture de cette manifestation a été marquée par la présence du directeur général du Centre cinématographique Marocain (CCM), Sarem Fassi Fihri, et du directeur de la filmothèque de Barcelone, Esteve Riambau.
A cette occasion, El Harti a indiqué que les productions cinématographiques présentées lors de ce cycle évoquent des questions liées aux droits civils et politiques, mais aussi des sujets portant sur les libertés individuelles, l'égalité, les droits culturels et l'immigration. Ces films, réalisés lors de la transition politique qu'a connue le Maroc pendant les années 90, se penchent également, sans tabous, sur des problématiques sociales et morales, a-t-il précisé.
A l'ouverture de ce cycle, il a été procédé à la projection du court-métrage "Amal" (16 min) de Ali Benkirane et du long-métrage "Les yeux secs" de Narjiss Nejjar. "Amal" relate l'histoire d'une petite fille de douze ans qui vit dans la campagne marocaine. Chaque jour, elle se lève à l'aube et se rend à pied, avec son frère, à l'école du village située à plusieurs kilomètres de leur ferme. Elève studieuse et passionnée, son rêve est de devenir médecin. Jusqu'au jour où ses parents décident de ne plus l'envoyer à l'école.
Le film de Narjiss Nejjar raconte, lui, l'histoire d'une vieille femme qui sort de prison, après y être restée 25 ans. Dehors, elle rencontre Fadh, un jeune chauffeur de bus qui lui propose de la ramener à son village. La vieille dame accepte mais le prévient qu'elle le fera passer pour son fils, car dans ce village ne vivent que des femmes "condamnés à offrir leurs charmes". Là-bas, elle retrouve sa fille, Hala, chef rebelle et revêche de ce village, abandonnée 25 ans auparavant et décide de libérer cette communauté de la malédiction qui pèse sur elle. Initié par le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) et l'Association Art et dignité en action (ARTEDEA), en collaboration avec l'ambassade du Maroc en Espagne et le Centre cinématographique marocain (CCM), ce cycle du cinéma vise, selon les organisateurs, à bannir les stéréotypes et à faire connaître la nouvelle tendance du 7ème art marocain apparue à la fin des années 90 et son engagement en faveur des droits de l'Homme.

Vendredi 16 Janvier 2015

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