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Les violences s’amplifient au Soudan Sud

Envoi de 6.000 Casques bleus supplémentaires




Les violences s’amplifient au Soudan Sud
Le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé mardi l’envoi au Soudan du Sud de casques bleus supplémentaires, dont les effectifs vont presque doubler, alors que l’Onu a annoncé la découverte de charniers.
Le coordinateur humanitaire de l’Onu au Soudan du Sud a déclaré que le bilan des violences ethniques qui déchirent le pays depuis dix jours se chiffrait probablement en milliers de morts, et non en centaines, comme estimé jusqu’à présent.
Adama Dieng, conseiller spécial des Nations unies pour la prévention des génocides, a évoqué de son côté dans un communiqué de possibles «crimes de guerre et crimes contre l’humanité».
Alors qu’environ 45.000 civils ont trouvé refuge dans les différents camps de l’Onu, les 15 membres du Conseil de sécurité ont voté à l’unanimité l’accroissement des effectifs de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss), qui vont passer à 12.500 soldats et 1.323 policiers, contre 7.000 et 900 actuellement.
Le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a cependant prévenu que ces moyens supplémentaires «ne suffiraient pas à protéger tous les civils qui en ont besoin», dans un pays plus grand que la France.
Le Soudan du Sud est le théâtre depuis plusieurs jours de violences meurtrières à caractère ethnique, entre des factions rivales de l’armée. Les premières hostilités remontent au 15 décembre et ont commencé à Juba pour s’étendre ensuite aux régions pétrolières du pays et au-delà.
Les combats opposent pour l’essentiel les factions Dinka et Nuer de l’Armée populaire de libération du Soudan (APLS), nom officiel des forces armées du Soudan du Sud. Certains ont fait également état de milices et de jeunes livrés à eux-mêmes qui s’en prennent aux ethnies combattantes.
Les pays occidentaux et les pays d’Afrique de l’Est ont tenté une médiation entre le président Salva Kiir, un Dinka, et le chef des rebelles, Riek Machar, un Nuer, qui était vice-président avant son limogeage en juillet. Les deux hommes disent que le conflit n’est pas tribal mais politique.
Sur le réseau social Twitter, le gouvernement de Juba a nié toute responsabilité pour le charnier de Bentiu, qui contiendrait les corps de soldats Dinka.
«Bentiu est actuellement sous le contrôle du chef rebelle Riek Machar», peut-on lire. Nous n’avions rien à avoir avec cette zone et les meurtres de masse au Sud-Soudan.»
Salva Kiir a par ailleurs annoncé que l’armée avait repris la ville de Bor, capitale de l’Etat du Jonglei, perdue dimanche. «Les troupes loyales au gouvernement ont pris Bor et nettoient les forces encore là, quelles qu’elles soient», a déclaré le chef de l’Etat.
Riek Machar et Salva Kiir se disent ouverts au dialogue mais le chef rebelle a dit lundi qu’il ne négocierait que si ses alliés détenus étaient libérés et le gouvernement a aussitôt rejeté cette exigence. 

Reuters
Jeudi 26 Décembre 2013

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