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Les violences à Kinshasa ont fait 42 morts




Les violences à Kinshasa ont fait 42 morts
Quarante-deux personnes ont été tuées par les forces de l'ordre depuis lundi dernier à Kinshasa, où de violents heurts ont eu lieu avec des manifestants qui protestent contre le vote d'une nouvelle loi électorale, a affirmé la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) dans un communiqué hier.
"Comme cela est malheureusement devenu récurrent en RDC, les forces de sécurité ont à nouveau fait preuve d'une réaction totalement excessive et disproportionnée, en tirant à balles réelles sur des manifestants, faisant 42 morts et des dizaines de blessés", affirme l'organisation. Selon le gouvernement congolais, "onze personnes, dont un policier et dix pillards ont été tués (depuis lundi) dans les troubles".
Par ailleurs, il est lieu de signaler qu’un calme fragile régnait à Kinshasa hier matin après trois jours de violences meurtrières, alors que le sénat congolais devait voter dans l'après-midi le projet de loi contesté à l'origine des troubles, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Vers 06H15 (05H15 GMT), les accès aux abords du parlement de la République démocratique du Congo étaient bloqués par la police et seulement les véhicules des forces de l'ordre pouvaient circuler dans la zone.
Le sénat devait se réunir en séance plénière à pour l'examen et le vote du projet de révision de la loi électorale susceptible d'entraîner un report de la prochaine présidentielle, censée avoir lieu en 2016. Un tel report permettrait au président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se maintenir en poste au-delà du terme de son mandat, alors que la Constitution lui interdit de se représenter.
Dans le sud de la capitale, à l'une des entrées de l'Université de Kinshasa, un des principaux foyers de la contestation des derniers jours, plusieurs dizaines de policiers et militaires étaient déployés, selon des journalistes de l'AFP.
"Ce matin, c'est un peu calme, sauf qu'on a renforcé le déploiement" des forces de l'ordre, a dit Claude, un étudiant joint par téléphone à l'intérieur du campus.
Un autre étudiant a précisé à l'AFP que quelques dizaines de jeunes gens, en groupes épars, chantaient des slogans hostiles à Joseph Kabila, sans que cela n'ait suscité une intervention des forces de l'ordre.
Sur la route menant à l'université, la circulation commençait à reprendre un cours normal vers 07H30, avec minibus bondés et taxi-motos. Plusieurs échoppes avaient rouvert. Le réseau Internet était toujours coupé, pour le troisième jour consécutif.

Vendredi 23 Janvier 2015

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