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Les victimes de l’attaque israélienne de la flottille de la paix tuées par balle : Le Rachel Corrie redonne de ses nouvelles




Les victimes de l’attaque israélienne de la flottille de la paix tuées par balle : Le Rachel Corrie redonne de ses nouvelles
Le cargo Rachel Corrie, affrété par une organisation irlandaise, qui tentait à son tour d’acheminer de l’aide humanitaire à la bande de Gaza, se dirigeait vendredi vers l’enclave palestinienne, a annoncé le mouvement irlandais dans un communiqué.
Auparavant, les organisateurs de la flottille d’aide pour Gaza arraisonnée par Israël, à laquelle devait initialement participer le Rachel Corrie, avaient fait état d’une perte de contact avec le navire.
“Le Rachel Corrie poursuit sa route vers Gaza”, affirme la Campagne de solidarité Irlande Palestine, précisant avoir réussi à joindre les passagers dans la matinée.
“Jenny Graham, une passagère à bord, a déclaré ce matin par téléphone satellitaire: « Nous sommes à environ 150 milles de Gaza, avançant à bonne allure, et espérons arriver à Gaza samedi matin », selon le texte.
A Gaza, le comité populaire d’accueil du bateau a également indiqué espérer son arrivée samedi s’il n’était pas arrêté ou intercepté par les forces israéliennes.
Le Rachel Corrie, à bord duquel voyagent 15 personnes, de nationalité irlandaise et malaisienne, dont un prix Nobel de la paix et un ancien responsable de l’ONU, transporte un millier de tonnes d’aide, selon les organisateurs. (GFR)Les organisateurs de la flottille d’aide pour Gaza ont annoncé vendredi avoir perdu le contact avec le cargo Rachel Corrie, affrété par une organisation irlandaise, qui tente à son tour d’acheminer de l’aide humanitaire au territoire palestinien.
“Nous avons perdu tout contact avec le bateau. Nous supposons qu’il s’agit d’un sabotage par les Israéliens”, a déclaré à l’AFP Audrey Bomse, une porte-parole du mouvement Free Gaza (Gaza Libre).
“Nous allons conduire le Rachel Corrie dans un port, y faire monter davantage de personnalités, et insister pour que des journalistes du monde entier nous accompagnent”, afin de prévenir toute attaque contre le bateau ou ses passagers, a-t-elle ajouté.
Son équipage a déjà annoncé qu’il n’opposerait aucune résistance en cas d’intervention israélienne. Les passagers “s’assiéront, lèveront les bras et se laisseront arrêter”, affirme l’IPSC.
L’ancien haut responsable de l’ONU Dennis Halliday qui se trouve à bord du navire, a souligné que le but de la mission “n’était pas de provoquer mais d’acheminer une cargaison humanitaire à Gaza”. “Nous appelons l’ONU à inspecter le cargo et à nous escorter jusqu’à Gaza, à faire monter à bord un représentant”.
Par ailleurs et à la suite du raid, le Premier ministre israélien avait assuré que toutes les marchandises transportées à bord de la Flottille de la liberté pourraient arriver dans la bande de Gaza. A quelques exceptions près: les armes, les matériaux pouvant servir à leur fabrication, et certains produits comme le ciment, susceptibles d’être utilisés pour bâtir des bunkers et qui ne passent pas au travers du blocus israélien.
Depuis mardi, l’armée israélienne a annoncé que le chargement était donc, en partie, transférée par voie terrestre vers la bande de Gaza, depuis le port d’Ashdod où les navires avaient au préalable été conduits. Selon les estimations d’un porte-parole de l’armée cité mardi, le déchargement et le transfert vers Gaza devait être achevé jeudi.
Mais les camions seraient bloqués au passage de Kerem Shalom, tout près de la frontière égyptienne, où transitent d’ordinaire environ 120 véhicules par jour.
“Nous en déduisons que le Hamas empêche l’entrée de l’aide humanitaire”, a-t-elle indiqué, accusant le Hamas d’avoir “apparemment décidé que le bien-être de la population était sans doute moins important que la politique intérieure”.
Sans répondre directement aux accusations israéliennes, le porte-parole du gouvernement Hamas, Taher al-Nounou, a annoncé que celui-ci, qui contrôle la bande de Gaza, n’avait pas reçu livraison de cette aide. Il a également estimé que cette livraison devait être coordonnée avec la Turquie, d’où provient une grande partie de l’aide.
Le ministre des Affaires sociales du gouvernement Hamas, Ahmad al-Kurd, a pour sa part affirmé à des journalistes que l’aide ne devrait entrer qu’à condition que “rien ne soit volé aux activistes et sans aucune exception”. “Cela inclut les maisons préfabriquées, le ciment, le fer, et les générateurs électriques”, a-t-il souligné, en référence à des produits régulièrement bloqués par Israël.
Par ailleurs, des centaines de militants du convoi maritime d’aide à Gaza expulsés par Israël après l’assaut meurtrier donné lundi à la flottille en haute mer sont arrivés jeudi en Turquie, où l’examen des neuf morts a montré que tous avaient été tués par balle.
Israël, sous forte pression internationale après le raid sanglant contre la flottille pro-palestinienne, a confirmé que l’ensemble des quelque 700 étrangers arrêtés avaient été expulsés, à l’exception de sept blessés.
Les militants morts dans l’assaut israélien sont huit Turcs et un Américain d’origine turque, un cas pour lequel Washington a annoncé l’ouverture d’une enquête.
Jeudi soir, deux chaînes TV israéliennes ont affirmé que le Premier ministre Benjamin Netanyahu envisageait d’alléger le blocus de la bande de Gaza, en permettant à des navires marchands de gagner le territoire palestinien à condition que leurs chargements soient préalablement inspectés.
Le Président turc Abdullah Gül, accusant Israël d’avoir commis “l’une des plus graves erreurs de son histoire”, a assuré que les liens entre la Turquie -longtemps un des seuls alliés de l’Etat hébreu au Proche-Orient- et Israël ne seraient “plus jamais les mêmes”.
Une passagère belge du navire turc Mavi Marmara, où les commandos israéliens ont attaqué, a affirmé que les passagers n’étaient pas armés, contrairement à ce qu’avaient déclaré les autorités israéliennes selon lesquelles leurs soldats ont agi en légitime défense.
“Les passagers du bateau avaient une attitude non violente, pacifique. Il n’y avait pas d’armes. Il n’y avait aucune attitude de provocation ou l’intention de se mêler à la violence, pas du tout”, a déclaré Kenza Isnani.

AFP, AP
Samedi 5 Juin 2010

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