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Les vacances scolaires mises à mal par les examens : Bac, c’est parti !




Les vacances scolaires mises à mal par les examens : Bac, c’est parti !
C’est aujourd’hui que débutent les examens du Baccalauréat au Maroc au titre de l’année scolaire 2010/2011. Reportées en raison des multiples grèves du personnel de l’enseignement et faute d’achever les programmes à temps, les épreuves du Bac (2ème année) qui étaient prévues initialement du 14 au 16 juin 2011,  auront lieu du 21 au 23 juin 2011. Le report, selon le ministère de tutelle, vient combler le retard constaté suite aux  grèves successives des enseignants tout au long de l’année scolaire 2010/2011. Et il en va de même pour  l’examen régional (1ère année du Bac et Bac libre) qui aura lieu les 24 et 25 juin au lieu des 17 et 18.  
Pas moins de  382.180 candidats se présenteront ce matin  aux épreuves du Baccalauréat au titre de l’année scolaire 2010/2011 dont 178.070 filles, soit 46% du nombre global des candidats. Cet examen  enregistre cette année une hausse sensible des candidats  pour l’obtention du diplôme de fin d’études secondaires dans l’enseignement public où 281.992 candidats sont   en lice, soit 9,91% de plus en comparaison avec l’année 2010. Le nombre des candidats libres s’élève à 79.796,  soit 20,88 % du nombre global des candidats et une augmentation de 25,87% en comparaison avec l’année précédente.
Dans l’enseignement privé, le nombre des candidats a également augmenté enregistrant 20.392 candidats, soit une  hausse de 29,76% par rapport à 2010. Le ministère fait remarquer  également que les candidatures de l’enseignement scientifique et technique ont connu une certaine hausse alors que celles des branches littéraires et de l’enseignement originel connaissent un léger recul.
La nouveauté cette année au département Khchichine, c’est que les résultats du Bac 2011 seront accessibles via Internet à travers le site du ministère de l’Education nationale ou bien le site Menara. Chose qui facilitera l’accès aux résultats et évitera aux élèves et aux parents les attroupements de foules devant les établissements scolaires. Mais pour les responsables, l’examen de cette année sera marqué par l'application d'un certain nombre de mesures prévues dans le cadre du Programme d'urgence notamment l'amélioration du système de certification.
Selon les mêmes sources, le ministère a mobilisé les moyens humains et logistiques et pris les mesures d'encadrement et d'organisation nécessaires pour assurer le bon déroulement des examens. L’objectif de ces mesures reste en priorité l’amélioration du système d'évaluation et de certification, pilier pour le progrès de « l'école de la réussite »  qui vise la consolidation des chances, le succès scolaire et le  renforcement du rendement des examens. Autre ancienne « nouveauté » pour le département de Khchichine et mentionnée dans le communiqué de presse à ce sujet est que le ministère a également développé les stratégies de communication avec les candidats procédant à l'actualisation et à la diffusion du "Guide du candidat au Baccalauréat", pour permettre aux candidats d'être au fait de toutes les mesures relatives à l'organisation des examens. Ainsi que le lancement du programme Taalim.ma qui permettra aux candidats de se familiariser avec l’épreuve à travers les examens précédents et de s’informer sur les préparations et les orientations après le Baccalauréat. Cependant, la véritable nouveauté est que l’examen s’étalera jusqu’en fin juillet, ce qui privera les élèves, les parents et les enseignants de leurs vacances d’été puisque le mois d’août coïncidera avec le Ramadan.
Le ministère doit également prévoir le report des concours des écoles qui se passent généralement au mois de juillet. Ils devront donc être ajournés au mois de septembre. Mais ce que craint beaucoup de parents et enseignants, c’est l’ambiance dans laquelle se déroule généralement l’examen du Bac.  
C’est généralement une situation conflictuelle et de tension dont souffrent les enseignants qui sont souvent confrontés à des tentatives de fraude agressives des candidats et sans protection aucune dans la plupart des cas. Il est vrai qu’une loi régit le phénomène de  la triche mais lorsque celle-ci se généralise, il est difficile de juguler le fléau. Selon plusieurs études, la triche est un phénomène qui s’accentue de plus en plus et que rarement le phénomène est débattu lors des conseils pédagogiques ou d’enseignement.
Pire, la triche est érigée en valeur. Reste à dire que le ministère doit à l’instar des hauts fonctionnaires mieux indemniser les chefs de centres et les correcteurs pour un meilleur déroulement de cette opération. 

KAMAL MOUNTASSIR
Mardi 21 Juin 2011

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