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Les urnes italiennes accouchent d’un non-sens


Chambre des députés à gauche et un Sénat sans majorité



Les urnes italiennes  accouchent d’un non-sens
L’Italie semble se diriger vers une impasse et un risque d’ingouvernabilité, avec une Chambre des députés à gauche et un Sénat sans majorité, à l’issue d’élections marquées par le boom de l’ex-comique Beppe Grillo.
Seul véritable vainqueur du scrutin Beppe Grillo et son Mouvement 5 Etoiles, décrié comme «populiste» par ses adversaires, a su séduire en surfant sur le rejet de la classe politique et la rage contre l’austérité.
Selon des résultats encore partiels, il obtiendrait entre 24 et 25% dans chacune des deux Chambres, devenant le deuxième parti politique italien, derrière le Parti démocrate, la première force de gauche.
De son côté, le chef du gouvernement sortant Mario Monti a perdu son pari de former une grande force au centre puisque sa coalition était donnée au maximum à 9/10% dans chaque Chambre.
Cependant Monti a exprimé le voeu d’un «gouvernement qui ferait mieux» que le sien «sans réduire à néant les bénéfices des sacrifices consentis par les Italiens» pour permettre l’assainissement du pays.
Quant à Silvio Berlusconi, parti sous les huées en novembre 2011, il a opéré une remontée spectaculaire en promettant d’abaisser les impôts et même de rembourser une taxe foncière impopulaire rétablie par Monti.
La coalition de gauche de Pier Luigi Bersani, donnée à 29,66%, selon des résultats partiels sur les neuf dixième des sièges, devrait pouvoir s’adjuger la majorité des sièges à la Chambre, grâce à un système qui accorde 54% des fauteuils à la formation arrivant en tête.
Mais au Sénat, où la prime de majorité est accordée par région, les résultats partiels laissent entrevoir que le centre gauche sera très loin de la majorité absolue des 158 sièges. Les modestes 17/20 sénateurs prévus pour le camp Monti ne suffisent pas pour former une alliance majoritaire.
La seule solution éventuelle serait de retourner voter, soit pour tout le Parlement soit seulement au Sénat.
Les regards se tournaient massivement lundi soir vers le parti catalyseur du malaise social dans un pays en pleine récession économique (-2,2% en 2012) du comique Beppe Grillo qui pourrait obtenir 57 à 63 sénateurs, mais n’est pas disposé à collaborer avec les autres formations tandis que sur le terrain, ses partisans semblaient un peu surpris de leur succès et même incertains.
Le taux de participation s’élevait à environ 75% dans chacune des deux Chambres.

Libé
Mercredi 27 Février 2013

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