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Les toiles de Hamid Bouhioui aux cimaises de Montréal




Une semaine. C’est le temps qu’a duré la dernière exposition de l’artiste Hamid Bouhioui qui s’est achevée mercredi 25 janvier à Montréal. Intitulée "Métapeinture: évolution et volition", cette exposition solo a été l’occasion de voir et parfois de visionner les nouvelles œuvres de cet artiste vivant entre le Maroc et le Canada. Les toiles de Bouhioui présentent effectivement des films en couleurs. Chacun choisit l’intitulé qui convient à ses capacités herméneutiques. En quelque sorte, ses tableaux le mettent en position de scénariste, alors que les yeux méditatifs des passionnés de la peinture les érigent en mise  en scène.
Une composition d’objets et de sujets dans une plénitude. Les idées ne sont pas totalement claires, mais les férus des arts plastiques pourront bien rassembler les bribes de chacun des tableaux accrochés sur les cimaises de  la galerie "Les démons de notre dame". Une vision qui reflète bien cette impossibilité de capter la réalité en entier en un laps de temps, dans une seule création ou dans un seul palabre.
C’est en déconstruisant, dans le sens de Derrida, qu’on peut comprendre, analyser et reconstruire.  Déjà l’artiste évoque la Métapeinture, pour dit-il, invoquer ce qui est au-delà de la peinture. L’idée est certainement puisée dans un esprit philosophique. La manière de voir en flou n’a rien de péjoratif. Il s’agit d’un clair-obscur accompagnant continuellement les véritables artistes. Dans Métapeinture, l’inspiration a fait que trois composantes artistiques se marient en une. Figuration, abstraction et poésie se donnent amplement mais harmonieusement la réplique. L’auteur les réconcilie, les rapproche et les familiarise. «Je ne cherche pas à savoir ce qu’il y a dans mon art, c’est mon art qui cherche ce qu’il y a en moi!», dixit l’artiste. Une manière de dire autrement que l’artiste est bel et bien un témoin subjectif de son époque. Pour cela, il faut s’imprégner artistiquement et profondément de cette réalité. Lui, il en a l’habitude  depuis longtemps. « Jouisseur d’images depuis ma tendre enfance, l'amour ardent que j'éprouve pour la peinture a fini par me détourner de ces petites choses de la vie, qu'on appelle carrière et sécurité, pour m'envoyer à la poursuite de l’extase, sans le moindre regret », explique-t-il.

Repères
Né le 4 juin 1963 à Casablanca. Il vit et travaille entre le Maroc et le Canada. Titulaire d’un doctorat en acoustique (France), il s’installe à Vancouver au Canada où il enseigne l’acoustique à l’University of British-Columbia et travaille sur des projets pour Boeing et Nasa, entre autres, avant de quitter la recherche en 2000, en vue de consacrer plus de temps à la peinture, sa passion depuis toujours.  Il est aussi chroniqueur au quotidien. Aujourd’hui le Maroc 

Mustapha Elouizi
Samedi 28 Janvier 2012

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