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Les systèmes éducatifs ne répondent pas à une stratégie de formation inclusive

L’Isesco pour une formation de base des enseignants




L’Organisation islamique internationale pour l'éducation, la culture et les sciences (Isesco) a exhorté récemment les Etats membres à améliorer la situation des enseignants et à renforcer la qualité de leur formation pour répondre aux exigences de l’agenda post-2015.
« Les enseignants constituent la cheville ouvrière pour dispenser une éducation de qualité à tous les niveaux  du système éducatif et jouent un rôle central dans la formation des esprits et des comportements des générations actuelles et futures », a rappelé cette institution fondée le 3 mai 1982 à Fès, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des enseignants.
L’Isesco dont le siège se trouve à Rabat a indiqué que « cette Journée mondiale est au cœur  d’une problématique majeure permettant de répondre aux défis essentiels de l’Education pour tous dans les années post-2015 ».
Célébrée le 5 octobre de chaque année, la Journée mondiale des enseignants rend hommage aux enseignants et enseignantes du monde entier, de tous les ordres d’enseignement. Elle rend élégamment hommage à tous ceux qui exercent dans l’alphabétisation et l’éducation non formelle ainsi qu’à ceux qui se consacrent à la recherche  en éducation.
Dans un document publié sur son site à cette occasion, l’Isesco a regretté que le nombre  d’enseignants dans plusieurs Etats membres n’ait pas reçu une formation initiale appropriée leur permettant de faire face aux défis de la gestion des classes et d’appliquer les méthodes et techniques pédagogiques modernes permettant de faire face aux exigences modernes de l’éducation.
L’organisation islamique a aussi relevé une crise dans l’apprentissage avec des rendements internes faibles  concernant l’acquisition des compétences fondamentales. Ce n’est pas tout puisque  sur le plan pédagogique, l’institution note également que « les  systèmes éducatifs n’arrivent  pas toujours  à assurer une stratégie de formation inclusive adaptée aux groupes à besoins spécifiques et de transmettre les connaissances, aptitudes, valeurs et attitudes nécessaires à l’édification des sociétés durables et pacifiques ».
Dans le souci de faire avancer les choses, l’Isesco a ainsi appelé à une formation rigoureuse de base dans les institutions de formation des enseignants et à encourager la formation en cours d’emploi, pour le perfectionnement continu des enseignants, souligne la même source.
L’institution islamique, qui prône une formation de qualité et les innovations en matière de formation, à travers l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, appelle aussi à promouvoir « les échanges d’expériences de bonnes pratiques entre les institutions  de formation des enseignants ». Ce qui, estime-t-elle, permettrait certainement  d’améliorer la qualité de leur  formation.
Autres recommandations relevées dans ce communiqué, la nécessité de « revoir la formation des enseignants  qui, dans leurs pédagogies devront être des éducateurs capables d’enseigner mais aussi de faire vivre les valeurs de coexistence, de paix, de dialogue à travers  leurs enseignement ».  
Face aux défis actuels des sociétés islamiques, l’Isesco estime que la formation des enseignants devra inclure des modules de formations relatives à l’éducation à l’entrepreneuriat, au développement durable à l’éducation en situation de crise (conflits, pandémies…), peut-on lire sur le site de l’organisation.
L’Isesco a souligné la nécessité de soutenir les fédérations et associations des enseignants, afin qu’elles puissent défendre les intérêts et les droits de leurs adhérents; et invité, par la même occasion, toutes les parties prenantes du système éducatif à une synergie d’actions à travers un dialogue social permanent et constructif.
« Les enseignants qualifiés, capables d’utiliser des méthodes pédagogiques appropriées à différents groupes cibles, soutenus de manière adéquate et motivés demeurent la clé de voûte pour l’amélioration de la qualité de l’éducation pour tous dans les décennies post-2015 », a conclu l’Isesco.

Alain Bouithy
Jeudi 8 Octobre 2015

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1.Posté par Behri Abdelaaziz le 07/10/2015 21:20
A l'instar de la plus belle femme, les enseignants ne peuvent donner que ce qu'ils ont. Les meilleurs instits ont été formés dans les écoles régionales d'après l'indépendance. J'en connais qui travaillaient mieux que les Français. Mais les problèmes sont apparus avec la marocanisation des cadres. Les responsables ont alors saisi l'occasion de l'embauche directe pour caser les leurs. ET bonjour les dégâts. En effet, on a commencé à parler des chargés de cours. Des élèves de terminale qui donnent des cours de maths, physique-chimie au lycée! Cela n'existe que chez nous. Et notre enseignement de péricliter depuis lors. Le gouvernement doit veiller à ne confier notre progéniture à des personnes responsables et compétentes et cela passe, d'abord, par la formation.

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