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Les smartphones affecteraient le fonctionnement du cerveau




Grâce aux neurosciences, il est possible de comprendre comment nos structures cérébrales réagissent aux informations abstraites dont nous les abreuvons à partir de nos smartphones. Une étude s'est intéressée à l’attraction de ces appareils et de leurs conséquences sur l'organisme.
Le besoin quasi compulsif d'utiliser son smartphone est alimenté par un petit groupe de structures cérébrales formant le "circuit de récompense" du cerveau, rapporte Le Figaro. Jouant un rôle de premier plan dans la motivation et le plaisir autant que dans les phénomènes d'addiction, les neurones de ce circuit réagissent dès que se profile une récompense, d'où son nom, pour encourager les actions susceptibles de l'obtenir. S’il motive des actions physiologiques normales telles que boire quand nous avons soif, ce circuit semble également réagir à la perspective d’une information jugée importante. C’est notamment le cas avec les SMS ou les mails. Ainsi, l'action consistant à aller chercher une information potentiellement importante est donc encouragée par ce circuit neuronal. Le cerveau a littéralement "soif" d'information, au point de causer parfois un phénomène d'addiction.
Pour l’heure, il n’est pas possible de savoir si les smartphones agissent de façon durable et profonde sur l’organisation cérébrale (certains pensent à l’apparition de zones spécifiquement dédiées à leur usage), en revanche, ces joujoux technologiques "mettent le cerveau dans une situation permanente de multitâche pour laquelle il n'est pas conçu", explique le directeur de recherche du Centre de recherche en neurosciences de Lyon, Jean-Philippe Lachaux. La façon dont nous utilisons notre cerveau et notre attention est donc en train de changer.
Pour prendre un exemple, si l'on pense à nager devant une piscine, on n’y pense pas forcément au cours d’une réunion de travail. Avec les smartphones, plusieurs types d’informations s’entrechoquent, se superposent. Ainsi, au bord de la piscine, on reçoit via son téléphone des informations complètement hors contexte : des mails du bureau, des photos d’un ami à la montagne, les images d’un thriller… Du coup, le cerveau ne sait plus exactement quelle est l’information à privilégier.
De plus, le cerveau fait en sorte de se concentrer sur les éléments pertinents correspondant à la situation dans laquelle nous nous trouvons. Les phases d'écoute et de réceptivité accrues à ce qui nous entoure ou à ce que nous ressentons, elles, sont donc vécues au cours de moments "creux" au cours desquels nous ne sommes pas particulièrement occupés. Avec les smartphones, nous sommes continuellement sollicités et ses blancs sont beaucoup plus rares. Selon les chercheurs, il serait donc bon de pouvoir "décrocher" de temps en temps et de limiter l’utilisation des smartphones pour pouvoir "se recentrer".

Libé
Mercredi 12 Octobre 2011

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