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Les séropositifs bientôt autorisés à donner leurs organes aux Etats-Unis




A l’heure actuelle, il est strictement interdit d’utiliser, pour des greffes, les organes de patients infectés par le VIH. Cependant, le New York Times explique que la loi pourrait s’assouplir outre-Atlantique face à la forte demande des malades.
Alors que la liste des demandeurs pour une transplantation d’organe est longue aux Etats-Unis, une source potentielle de nouveaux reins ou foies reste à ce jour inutilisée : les donneurs séropositifs. Une solution illégale à l’heure actuelle, même lorsque les patients qui attendent un organe sont porteurs du virus. Ce constat a poussé certains représentants des autorités fédérales sanitaires et plusieurs experts à demander à ce que l’amendement au “National Organ Transplant Act” soit revu, explique le New York Times. Il s’agit-là de la loi américaine qui interdit depuis 23 ans la greffe d’organes infectés par le VIH, époque où toute contamination était considérée comme une condamnation à mort. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Bon nombre de séropositifs vivent plus longtemps.
Toutefois, ces patients souffrent souvent d’insuffisance rénale ou hépatique. Et ils doivent attendre, comme les autres, pour avoir un nouvel organe. Selon le Dr Dorry Segev, responsable du département de chirurgie à l’université Johns Hopkins, entre 500 et 600 reins et foies pourraient être prélevés chaque année sur des donneurs séropositifs si la loi l’autorisait.
Malgré toutes les inquiétudes qui persistent face à cette perspective, même chez ceux qui sont favorables à cette réforme. Il faut dire que de nombreuses questions restent en suspens. La communauté gay est aussi divisée sur le sujet, selon Michael Bauer, un homme séropositif de 45 ans interrogé par le journal américain : “Il y a cette idée qu’une greffe d’un organe provenant d’une personne séropositive pourrait être plus néfaste que bénéfique. Votre donneur pourrait être infecté par une souche plus virulente du virus”. Il s’agirait alors pour les médecins d’éliminer les donneurs et les receveurs les plus gravement malades, pour éviter ce genre de situation. Si ces greffes sont autorisées dans le futur, les organes proviendront essentiellement de patients décédés, car les donneurs vivants risquent eux-mêmes d’avoir besoin d’une greffe en cas d’insuffisance rénale ou hépatique. Les receveurs seront des patients séropositifs dans un premier temps, car on ne sait pas comment les patients non-infectés par le VIH pourraient réagir. Mais le New York Times note toutefois que pour certains spécialistes “ce genre de transplantation finira par être autorisé même chez les patients séronégatifs car il est préférable de contracter le VIH que de mourir d’une insuffisance rénale ou hépatique”.

Maxisciences
Lundi 9 Mai 2011

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