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Les scientifiques noirs moins subventionnés que les blancs




Aux Etats-Unis, les scientifiques noirs auraient moins de chance d’obtenir des bourses de recherche que leurs collègues blancs.
C’est ce qui ressort d’une étude menée par l’Institut national de la santé américain (NIH) et rapportée par The New York Times le 18 août 2011. Les scientifiques noirs auraient donc un tiers de chance en moins d’obtenir des financements pour leurs recherches que des blancs. Un résultat qualifié de «surprenant» et «déconcertant» par Donna K. Ginther, professeur de sciences économiques à l’université du Kansas à la tête de l’étude. «Un tel écart est très inattendu et on ne trouve pas vraiment d’explications», a-t-elle ajouté.
L'enquête a recensé 83.000 demandes de bourses d’études entre 2000 et 2006. Bilan:
 «Pour 100 candidatures émises par des scientifiques blancs, 29 ont reçu des bourses. Sur 100 demandes soumises par des scientifiques noirs, seules 16 ont été financées.»
Plus frappant: la disparité persiste entre des scientifiques provenant de la même université, avec un parcours académique similaire. Le docteur Francis S. Collins, directeur du NIH, est très étonné de ces résultats:
 «Cela montre que nous n’avons pas seulement échoué à recruter les esprits les plus brillants  […], mais que parmi ceux qui nous ont rejoint, certains n'ont pas les mêmes chances que d'autres de bénéficier des fonds du NIH.»
Et cette discrimination semble davantage toucher la communauté noire que d’autres groupes ethniques comme les Hispaniques ou les Asiatiques.
Malgré tout, il ne s’agirait pas là d’une question de racisme, comme le souligne docteur Otis W. Brawley, médecin-chef de l’American Cancer Society et lui-même africain-américain.
 «Il s’agit davantage d’un préjugé inconscient. On accordera plus facilement le bénéfice du doute à une personne qui nous est familière, alors que les chercheurs noirs font souvent profil bas dans le milieu scientifique.» 
Mais le docteur Kington, président de l’université Grinnel (dans l'Etat d'Iowa) et africain-américain, rappelle non sans ironie que le résultat de l'étude ne choque pas tout le monde:
 «Il y a toujours ceux qui disent: "Je ne vois pas où est le problème, pourquoi devrions-nous changer quoi que ce soit?»

Slate.fr
Mercredi 24 Août 2011

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