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Les rivaux de Donald Trump font front commun lors d'un débat

Ses adversaires ont dû reconnaître à contrecœur qu'ils se rangeraient derrière lui s'il sortait vainqueur des primaires




Donald Trump a une nouvelle fois été la cible de ses adversaires dans la course à l'investiture républicaine qui ont dénoncé jeudi les contradictions du milliardaire avant d'admettre à contrecœur qu'ils le soutiendraient s'il remportait les primaires.
Le sénateur de Floride, Marco Rubio, le sénateur du Texas, Ted Cruz, et le gouverneur de l'Ohio, John Kasich, ont fait front commun lors du 11ème débat télévisé de la campagne en promettant de tout faire pour qu'un autre candidat que Trump soit investi en vue de la présidentielle de novembre.
Cette nouvelle charge contre le magnat de l'immobilier faisait écho à l'intervention dans le débat de Mitt Romney, le candidat républicain battu par Barack Obama en 2012.
Lors d'un discours prononcé dans la journée à l'Université de l'Utah à Salt Lake City, Romney a pris position contre Donald Trump, qu'il a qualifié d'imposteur, estimant que son investiture était la garantie de voir les démocrates, probablement conduits par Hillary Clinton, l'emporter le 8 novembre.
Comme lors des précédents débats, le ton est rapidement monté entre les prétendants pour atteindre le niveau des disputes de cour d'école.
Après l'avoir accusé de mensonges, les trois adversaires de Donald Trump ont dû reconnaître à contrecœur qu'ils n'auraient pas d'autre solution que de se ranger derrière lui s'il sortait vainqueur des primaires.
Interrogé pour savoir si lui soutiendrait un autre candidat, l'homme d'affaires a d'abord paru surpris à l'idée de cette éventualité avant finalement d'admettre qu'il se plierait au verdict des électeurs.
Le parti républicain cherche désespérément une réponse aux succès répétés dans les urnes de Trump, un homme qui n'est pas issu du sérail mais qui, à coup de provocations, fait largement la course en tête depuis le début des primaires.
L'enjeu pour les dirigeants républicains est d'empêcher Trump, 69 ans, de s'imposer le 15 mars en Floride et dans l'Ohio, deux Etats qui lui ouvriraient grand les portes de l'investiture s'ils tombaient dans son escarcelle.
Jeudi, l'ancien candidat à la présidentielle Mitt Romney s'en est pris à celui qu'il a qualifié tour à tour de "misogyne" ou d'"imposteur", laissant entendre qu'il conduirait les Etats-Unis à la catastrophe s'il arrivait à la Maison blanche.
Selon la chaîne CNN, qui cite une source proche du parti, Romney manœuvre par ailleurs pour empêcher Trump d'obtenir l'investiture en provoquant une "convention négociée", qui éviterait d'avoir à s'en remettre au vote des délégués désignés pendant les primaires.
Lors du débat diffusé jeudi sur Fox News, Trump a dû se défendre contre les critiques de Romney, mais aussi de nouvelles attaques du sénateur de Floride Marco Rubio, qui lui a demandé pourquoi il n'avait pas relocalisé aux Etats-Unis ses activités textiles en Chine et au Mexique, lui qui répète depuis le début de la campagne qu'il va créer des emplois pour les Américains.
"Ce petit homme dit tellement de mensonges", a répondu Trump, qui aime qualifier son rival de "poids léger", en assurant avoir ramené aux Etats-Unis une partie de ses activités.
Le sénateur du Texas Ted Cruz a de son côté laissé entendre que Trump serait le pire candidat possible pour battre Hillary Clinton, pratiquement assurée d'obtenir l'investiture dans le camp démocrate, puisqu'il a financé par le passé les activités de l'ex-sénatrice de New York.
Rubio et Cruz ont aussi remis sur la table la question de l'interview accordée par Trump à l'équipe éditoriale du New York Times le 5 janvier, pendant laquelle il aurait dit qu'il ne fallait pas prendre au sérieux ses propositions en matière de lutte contre l'immigration, comme la construction d'un mur le long de la frontière mexicaine ou l'expulsion de tous les clandestins.
Les adversaires du milliardaire l'appellent depuis le début de la semaine à demander la diffusion de l'enregistrement de la conversation "off the record", le journal ayant dit qu'il ne le ferait pas sans cela, mais Trump a jusqu'à présent fait la sourde oreille.

Samedi 5 Mars 2016

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